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Programme pour les Caraïbes

Table des matières

Projets de développement international dans les Caraïbes
Projets de développement international dans les Caraïbes

Décaissements de l'ACDI dans les Caraïbes : 2011-2012

Décaissements de l'ACDI dans les Caraïbes
Montant en M$
Assistance au développement à long terme
86,63
10,81
Total 97,43
Sources
Une petite fille accroche ses oursons sur une corde à linge. © ACDI-CIDA/Roger LeMoyne

Aperçu

Au total, 14 pays sont visés par le Programme de développement international du Canada pour les Caraïbes, soit 11 États insulaires (Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Dominique, Grenade, Jamaïque, Montserrat, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Trinité-et-Tobago) et 3 États continentaux (Belize, Guyana et Suriname).

Le CanadaI a un programme bilatéral distinct pour Haïti.

Ces 14 pays comptent un total de 7 millions d'habitants. En raison de secteurs industriels peu diversifiés et de faibles économies d'échelle, ils se font concurrence dans l'industrie du tourisme, qui représente 20 % du produit intérieur brut (PIB) et 34 % de l'emploi dans la région.

En outre, leur dette demeure très élevée — la dette publique s'élève en moyenne à 85 % du PIB (FMI, 2008) —, ce qui augmente les risques d'instabilité macroéconomique. Le niveau élevé du service de la dette est déjà un obstacle à la croissance économique.

Au cours des dix dernières années, la région a réalisé des progrès sur les plans de la réduction de la pauvreté et du développement social. Cependant, les événements récents ont aussi souligné la vulnérabilité des États des Caraïbes. L'assise économique traditionnelle, qui repose fortement sur le tourisme et les exportations (par exemple, de bananes et de sucre), est moins solide qu'auparavant. La criminalité, l'instabilité et la violence constituent de graves problèmes qui peuvent, entre autres choses, peser sur le tourisme. Les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et le problème du VIH/sida persiste.

La région de l'est des Caraïbes est une région sismique située dans une zone d'ouragans : elle est 12 fois plus exposée aux catastrophes naturelles que la moyenne des autres pays du monde. Cette situation représente un fardeau pour les finances publiques et limite la capacité du secteur privé de soutenir l'investissement et la croissance. La crise économique mondiale de 2009 s'est répercutée sur des secteurs clés de l'économie caribéenne, particulièrement le tourisme et les exportations de produits de base. L'argent envoyé par les travailleurs à l'étranger, qui représente de 8 % à 20 % du PIB des Caraïbes, diminue. Les gouvernements sont aux prises avec de sérieuses difficultés financières et sabrent les dépenses publiques. Les investissements du secteur privé et les flux de capitaux externes diminuent également. On s'attend à ce que cela entraîne une hausse du taux de chômage, une croissance des inégalités et une hausse de la criminalité. Les pertes d'emplois pourraient se traduire par l'expansion du secteur informel, où les incertitudes sont grandes.

Des mesures audacieuses ont été prises pour réunir les économies distinctes de la région en un seul marché, le Marché unique des Caraïbes de la CARICOM (en anglais); le processus n'est pas tout à fait terminé. Malgré cela, il faudra encore plus de volonté politique, de leadership et de développement des capacités, jumelés à une croissance économique à grande échelle, pour faire avancer l'intégration régionale.

Dans l'ensemble, les gouvernements de la région sont politiquement stables et des élections démocratiques sont menées depuis longtemps. Néanmoins, il reste encore du travail à faire pour renforcer la capacité des institutions régionales et des gouvernements nationaux.

Une économie régionale plus concurrentielle servira de tremplin pour l'investissement, la croissance économique et la réduction de la pauvreté. La coopération visant à créer des services régionaux efficaces renforcera la sécurité et le développement social. Les États des Caraïbes adhèrent aux principes de la démocratie, du respect des droits de la personne et de la lutte contre la corruption.

Priorités

En 2009, dans le cadre du nouveau plan d'action pour accroître l'efficacité de l'aide du Canada, la région des Caraïbes a été désignée comme l'un des pays ciblés en matière de développement international.

Le Canada appuie les objectifs de développement établis par la CARICOM visant l'intégration régionale. Bien que la CARICOM fasse la promotion d'une coopération et d'une harmonisation régionales accrues, il n'existe toujours pas de plan de développement régional pour les pays membres.

L'objectif à long terme du Canada dans la région des Caraïbes est de contribuer à l'essor et à l'intégration de la Communauté des Caraïbes, une communauté apte à générer une croissance économique durable, qui pourra un jour offrir à ses citoyens l'accès à des débouchés ainsi qu'un environnement sécuritaire.

Le soutien du Canada sera orienté vers l'établissement d'un environnement prévisible et favorable à la croissance économique, grâce à la capacité accrue et à la responsabilisation des organismes publics ainsi qu'à la promotion d'un secteur privé plus compétitif. Le Canada continuera de faire avancer la primauté du droit et de renforcer les institutions juridiques afin de lutter contre la hausse de la criminalité, de maintenir la loi et l'ordre et d'assurer la sécurité des citoyens. Un des objectifs du Canada dans la région des Caraïbes est d'aider à améliorer la capacité des gouvernements à intervenir en cas de catastrophes naturelles, à gérer celles-ci et à renforcer les mécanismes de coordination régionaux à cet égard.

Croissance économique

Le Canada soutient les efforts visant à promouvoir une croissance économique durable grâce :

  • au renforcement de la gestion des finances publiques, y compris la gestion de la dette;
  • à l'accès accru des jeunes à l'acquisition de compétences professionnelles;
  • à la productivité accrue des petites et moyennes entreprises et à leur plus grande présence sur les marchés régionaux et mondiaux;
  • à l'établissement de partenariats public-privé qui créent des emplois et attirent les investissements favorables à la croissance.
Principaux résultats escomptés
  • Amélioration de l'environnement pour le développement des entreprises, le commerce et l'intégration.
  • Formation du personnel au sein des ministères des Finances et des banques centrales.
  • Élaboration de politiques et de procédures nationales relatives à la gestion de la dette dans huit pays.
  • Renforcement des capacités techniques et des capacités en matière de planification, de finances et de gestion des petites et des moyennes entreprises.
  • Investissements conjoints public-privé dans quatre projets d'infrastructures matérielles.
  • Amélioration du système judiciaire.
  • Amélioration des mesures d'atténuation de l'effet des catastrophes naturelles.

Vers une aide plus efficace

Les donateurs continuent de coordonner étroitement leurs efforts grâce à la vitalité des groupes de travail sectoriels. Par exemple, l'harmonisation progresse et des initiatives modèles sont engagées sur la gestion des catastrophes naturelles, le commerce et la compétitivité ainsi que la gestion des finances publiques. Le Canada joue un rôle de premier plan dans tous ces domaines.

Les Caraïbes travaillent toujours à l'élaboration d'une vision partagée et cohérente en matière de développement. Les institutions régionales, comme la CARICOM, jouent un grand rôle — encore en deçà de ce qu'il pourrait être — de médiateur et d'interprète des points de vue, des besoins et des intérêts, souvent divergents, des États membres.

L’appui du Canada aux organisations régionales contribuera à renforcer les capacités et à soutenir l'harmonisation de l'aide des donateurs, à favoriser l'intégration régionale et à réaliser des économies d'échelles impossibles à faire à l'échelle nationale.

Réalisations 2011-2012

Croissance économique

  • A appuyé l'amélioration de la gestion des finances publiques, ce qui a permis à quatre pays membres sur huit de diminuer leur ratio dette-PIB.
  • A aidé quatre pays à mettre au point des plans nationaux sur la santé mentale après une catastrophe et a formé plus de 350 travailleurs de la santé dans les Caraïbes à la gestion des problèmes connexes.
  • A fourni une formation en premiers soins dans 916 collectivités.
  • A lancé le premier Rapport sur le développement humain pour la région des Caraïbes, qui traitait de sécurité et de criminalité.
  • A renforcé les compétences des sages-femmes dans la région.
  • A aidé le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à administrer un traitement contre le VIH/sida à 15 170 personnes, à détecter et à traiter 1 200 cas de tuberculose et à distribuer 150 000 moustiquaires de lit imprégnées d'insecticide, afin de prévenir le paludisme entre 2002 et 2012.
  • A aidé à établir un partenariat permanent d'apprentissage entre des agriculteurs, des institutions d'enseignement et des banques en Jamaïque, afin d'améliorer les modes de subsistance.
  • A permis à la Banque de développement des Caraïbes de construire ou d'améliorer 255 classes du primaire et du secondaire et de former plus de 1 330 enseignants, au profit de plus de 40 200 élèves dans la région.

Réalisations 2010-2011

Croissance économique

  • 5 pays ont instauré une taxe sur la valeur ajoutée plus efficiente, ce qui a permis d'augmenter les revenus des gouvernements.
  • 6 pays modernisent leurs procédures et leurs systèmes douaniers, ce qui facilite le commerce au sein de la région.
  • 8 pays ont adopté des plans d'action pour la réforme de la gestion des finances publiques.
  • 11 pays ont entrepris la supervision bancaire et des tests de tension, ce qui a donné lieu à une transparence et à une stabilité accrues.
  • A poursuivi le travail relatif à l'amélioration de la productivité agricole de la Jamaïque, grâce à l'achèvement de la construction de 40 serres commerciales (dont 23 au cours de la dernière année financière) et à la formation des participants, dont environ 42 % sont des femmes.
  • Grâce au Mécanisme d'assurance contre les risques de catastrophe dans les Caraïbes, les gouvernements de la Barbade, de Sainte-Lucie et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont eu accès à 12,8 millions de dollars américains en assurance après le passage de l'ouragan Tomas en octobre 2010. Cela leur a permis de maintenir les services après la catastrophe naturelle et de réduire les pressions financières.

Réalisations 2009-2010

Croissance économique

  • La productivité agricole de la Jamaïque a été améliorée, 17 serres commerciales ont été achevées, trois plages propices à la pêche ont été remises en état et les participants ont reçu de la formation.
  • Des femmes ont obtenu un meilleur accès au crédit grâce au microfinancement. Elles comptent désormais respectivement pour 66 % et 73 % du nombre total des emprunteurs dans les initiatives mises en œuvre au Guyana et en Jamaïque.
  • Les revenus agricoles ont dépassé l'objectif de croissance de 20 % pendant la première année d'un projet qui a permis à 1 261 ménages agricoles de recevoir de la formation, des outils agricoles et des renseignements afin d'accroître et diversifier la production agricole au Guyana.
  • Les centres d'opération d'urgence nationaux de cinq États ont été modernisés, et 158 personnes ont été formées grâce à des projets de planification des mesures d'urgence qui ont accru les mesures d'atténuation des risques et la réduction des risques à la Barbade, au Suriname, à Saint-Vincent-et-les-Grenadines et à la Dominique.

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