Errata - Voici une liste de corrections apportées au Rapport statistique sur l'aide internationale après son impression, le cas échéant.
Dans la mesure du possible, les définitions et les termes utilisés dans ce rapport respectent les normes internationales sur la présentation de rapports, telles qu'elles ont été adoptées lors de la rencontre du Comité d'aide au développement (CAD) de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet, veuillez consulter le glossaire à l'annexe 5.
Les erreurs d'arrondi sont fréquentes dans les rapports financiers ou statistiques en raison de l'arrondissement à l'unité supérieure attribuable à la suppression de décimales. Par conséquent, les montants ayant été arrondis, la somme des chiffres contenus dans les tableaux de ce rapport peut ne pas correspondre aux totaux. Veuillez noter que ce rapport présente des renseignements financiers fondés sur les encaissements.
L'« aide internationale » renvoie à toutes les ressources financières consenties par les gouvernements canadiens (aux niveaux fédéral, provincial et municipal) en faveur du développement. Les termes « assistance internationale », « aide internationale » et « aide » sont des synonymes et sont utilisés de façon interchangeable.
L'aide au développement officielle (ADO), telle qu'elle est définie dans la Loi, est compatible avec la définition internationale de l'aide publique au développement (APD) créée par le CAD de l'OCDE. Toutefois, contrairement à la définition internationale, la Loi n'inclut pas l'aide fournie par les municipalités et les provinces. Le tableau qui suit montre la différence entre la définition internationale et celle de la Loi.
L'aide internationale et l'ADO ne sont pas équivalentes. Bien que la majorité de l'aide internationale du Canada constitue une ADO, une partie de l'aide n'est pas considérée comme telle selon la Loi. Dans ce rapport, lorsque l'aide n'est pas considérée comme une ADO, elle est appelée « autre aide officielle ».
L'enveloppe de l'aide internationale (EAI) est le principal mécanisme de gestion et de planification budgétaire pour financer la part de l'aide canadienne provenant du gouvernement fédéral. Bien que la majorité de l'aide fournie par le Canada soit financée à partir de l'EAI, il ne s'agit pas de la seule source de financement. Par exemple, étant donné sa nature conditionnelle et éphémère, l'allégement de la dette bilatérale n'est pas géré dans le cadre de l'EAI.
En raison des prix élevés des aliments au début de 2011 — lesquels ont atteint un sommet depuis trente ans —, les personnes pauvres des pays en développement ont de plus en plus de difficulté à acheter de la nourriture. Le Canada a réagi à cette situation en 2010-2011 en investissant 345 millions de dollars. Ce décaissement a porté le total des investissements du Canada en faveur du développement agricole durable à 1,194 milliard de dollars, soit une somme supérieure à celle de 1,18 milliard de dollars sur trois ans, qui était prévue selon l'engagement pris au Sommet du G8 en 2009.
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été créé dans le but d'accroître considérablement les ressources destinées à combattre trois des maladies les plus dévastatrices du monde et de diriger ces ressources vers les régions qui en ont le plus besoin. En 2010-2011, le Canada a décaissé 150 millions de dollars pour respecter son engagement pris en 2008-2009 de fournir 450 millions de dollars en financement prévisible à long terme.
Chaque année, quelque 350 000 femmes de pays en développement perdent la vie pendant l'accouchement ou la grossesse, et huit millions d'enfants meurent avant l'âge de cinq ans. Au Sommet du G8 en 2010, le Canada s'est engagé à verser 1,1 milliard de dollars pour l'Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE) la même année, en plus de maintenir 1,75 milliard de dollars de fonds actuels destinés à la SMNE, ce qui porte le total à 2,85 milliards de dollars entre 2010 et 2015. En 2010-2011, le Canada a décaissé 511 millions de dollars pour atteindre les objectifs relatifs à la SMNE, y compris 149 millions de dollars pour appuyer les objectifs de l'Initiative de Muskoka.
L'engagement du Canada à fournir un financement pour lutter contre les changements climatiques reflète notre appui à l'égard de l'Accord de Copenhague de 2009. Dans le cadre de son engagement à fournir un financement accéléré, le Canada verse une contribution de 1,2 milliard de dollars sous forme de fonds nouveaux et additionnels pour lutter contre les changements climatiques sur trois ans. En 2010-2011, le Canada a décaissé 396 millions de dollars pour remplir son engagement. Ce financement permettra d'aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets négatifs des changements climatiques en se concentrant sur trois domaines prioritaires : l'adaptation, l'énergie propre ainsi que les forêts et l'agriculture.
La ministre de la Coopération internationale a annoncé en février 2009 que l'ACDI accroîtrait la proportion de ses programmes-pays bilatéraux dans 20 pays ciblés afin de concentrer les ressources, d'intensifier la programmation et de resserrer la coordination. La concentration accrue de l'ACDI dans les programmes-pays bilatéraux permet au Canada de faire des progrès pour ce qui est des priorités de son programme d'action sur l'efficacité de l'aide, à savoir l'efficacité, la concentration et la responsabilisation. En 2010-2011, 88 % du budget destiné aux programmes-pays de l'ACDI a permis d'appuyer les 20 pays ciblés; on a donc dépassé la cible, qui était de 80 % pour l'exercice .
En 2010-2011, le Canada a continué à dépasser son engagement pris à Gleneagles en 2005, qui consistait à doubler l'aide annuelle à l'Afrique par rapport aux niveaux de 2003-2004, en décaissant 2,17 milliards de dollars. L'engagement visant à doubler l'aide annuelle à la région englobe tous les ministères et organismes qui fournissent de l'aide. Cet engagement a été respecté en 2008-2009.
Lors de la Conférence internationale de suivi sur le financement du développement en 2002, le Canada s'est engagé à doubler les fonds qu'il consacre à l'aide internationale par rapport aux niveaux de 2001-2002. Dans le budget de 2010, on a donné suite à cet engagement en augmentant l'enveloppe de l'aide internationale (EAI) à 5 milliards de dollars.
Durant l'exercice 2010-2011, les niveaux d'aide internationale fournis par le Canada, toutes sources confondues (gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux), ont dépassé 5,69 milliards de dollars. L'ACDI a fourni 63 % (3,59 milliards de dollars) de cette aide, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) en a fourni 9 % (486,97 millions de dollars) et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) en a fourni 3 % (170,88 millions de dollars). Le ministère des Finances a fourni 15 % (846,56 millions de dollars) de cette aide, une hausse de 10 % (540,61 millions de dollars) par rapport à 2009-2010, notamment en raison de nouveaux programmes tels que le Financement accéléré pour la lutte contre les changements climatiques et d'autres initiatives telles que la remise de la dette multilatérale d'Haïti. Pour obtenir plus de détails, veuillez consulter le tableau A de ce rapport.
Durant l'exercice 2010-2011, l'Afrique a reçu la plus grande part de l'aide internationale du Canada, soit 2,17 milliards de dollars (38 %). L'Asie, quant à elle, a reçu 1,19 milliard de dollars (21 % de l'aide), les Amériques, 851,55 millions de dollars (15 % de l'aide), alors que l'Europe de l'Est et le Moyen-Orient ont reçu quelque 3 % de l'aide chacun, soit respectivement 196,71 millions de dollars et 143,28 millions de dollars. Pour obtenir plus de détails, veuillez consulter le tableau D1 de ce rapport.
On trouve ci-après les 20 principaux bénéficiaires de l'aide internationale canadienne. Pour l'exercice 2010-2011, les trois principaux bénéficiaires ont été Haïti (353,88 millions de dollars), l'Afghanistan (301,71 millions de dollars) et l'Éthiopie (176,66 millions de dollars). Pour obtenir plus de détails, veuillez consulter le tableau D2 et le tableau D3 de ce rapport.
Le Canada continue de fournir une aide à Haïti à la suite du séisme dévastateur survenu en janvier 2010, et il joue un rôle déterminant dans les efforts de redressement, de stabilisation et de reconstruction dans tout le pays. En tant que membre de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, le Canada collabore de près avec le gouvernement haïtien, ses partenaires canadiens et ses homologues internationaux afin de venir en aide aux plus démunis et de reconstruire Haïti selon le Plan d'action pour le relèvement et le développement national et les priorités du gouvernement haïtien.
Les activités du Canada en Afghanistan s'inscrivent dans une vaste action internationale qui mobilise plus de 60 pays et partenaires de mise en œuvre. En novembre 2010, le Canada a annoncé qu'il assumerait un nouveau rôle afin de poursuivre son action en Afghanistan jusqu'en 2014.
Sur la lancée des progrès notables qui ont été accomplis dans les domaines de la sécurité, de la diplomatie, des droits de la personne et du développement, le travail du Canada en Afghanistan sera axé, d'ici 2014, sur quatre grandes priorités :
Le total de l'aide humanitaire internationale fournie par le Canada s'est élevé à 568,25 millions de dollars en 2010-2011 : 449,24 millions de dollars ont été décaissés sous forme de financement réactif, tandis que 119,01 millions de dollars ont été remis à des organisations multilatérales sous forme de soutien institutionnel à long terme.
Le Pakistan a été le principal bénéficiaire de l'aide humanitaire canadienne en 2010-2011. D'importantes inondations ont frappé le Pakistan à la fin de juillet 2010, en raison de pluies torrentielles liées à la mousson dans diverses régions du pays. Près de 20 millions de personnes ont été touchées à la suite de la destruction de leurs biens matériels, de leurs moyens de subsistance et des infrastructures; près d'un cinquième de toutes les terres du Pakistan ont été immergées. Le Canada a fourni 79,96 millions de dollars pour contribuer aux efforts de secours, dont 71,8 millions de dollars ont servi à répondre aux besoins fondamentaux, tels que l'approvisionnement en aliments et en eau ainsi que la fourniture d'installations d'assainissement, d'abris, d'articles ménagers essentiels et de soins médicaux d'urgence. Des structures dont on avait un besoin urgent, telles que des ponts, ont aussi été mises en place pour aider le gouvernement du Pakistan à rétablir les liens avec les collectivités qui avaient été isolées par les inondations. Elles permettront également aux autorités locales d'assurer la sécurité des personnes touchées par cette catastrophe. L'aide humanitaire totale fournie par le Canada au Pakistan s'est élevée à 91,41 millions de dollars, ce qui inclut des initiatives qui ne sont pas directement liées aux inondations.
Les activités d'aide humanitaire essentielle en Haïti après le séisme de janvier 2010 se sont poursuivies en 2010-2011 : le Canada a fourni 49,48 millions de dollars en aide humanitaire, un apport qui s'ajoute à la contribution de 181,12 millions de dollars versée en 2009-2010.
L'aide humanitaire canadienne a aussi permis de répondre aux besoins des populations qui vivent des situations humanitaires complexes. Le Canada a fourni un financement au Soudan (36,42 millions de dollars), à la Cisjordanie et à la bande de Gaza (32,89 millions de dollars) et à l'Afghanistan (29,24 millions de dollars), entre autres, ce qui a permis à ces pays de faire face à diverses situations telles que des populations déplacées dans leur propre pays et les répercussions de conflits internes.
Le soutien institutionnel à long terme fourni à des organisations en 2010-2011 a accru la portée du Canada et permis d'offrir un financement prévisible en temps opportun à des organisations qui peuvent s'en servir pour poursuivre leur mandat et réaliser leurs priorités stratégiques. Par exemple, le soutien institutionnel à long terme fourni au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (1 million de dollars) a favorisé la coordination opérationnelle en temps de crise et pendant des initiatives stratégiques et de défense des intérêts, tandis que les fonds versés au Programme alimentaire mondial des Nations Unies (19 millions de dollars) ont permis d'appuyer des urgences soudaines, prolongées et moins prioritaires. L'appui du Canada à ces institutions internationales a contribué à l'atteinte de résultats qui ont permis d'améliorer les conditions de vie de millions de personnes.

Note : Si vous ne pouvez accéder au format de rechange, veuillez visiter la page d'Aide.
Rapport statistique sur l'aide internationale 2010-2011 (PDF, 2,9 Mo, 48 pages)