Gouvernement du Canada

Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada

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Le développement axé sur les résultats 2010-2011

Au cœur des efforts du Canada pour un monde meilleur

Deux fillettes assises sur un banc. © ACDI-CIDA/Joshua Kraemer
Deux jeunes sœurs attendent leur mère au centre de santé de Kisesa, en Tanzanie. Le soutien de l'ACDI en faveur de cette clinique prend appui sur le partenariat qui existe déjà avec le gouvernement de la Tanzanie et les autorités locales ayant comme objectif d'assurer de meilleurs services de santé aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants de ce pays. Dans le cadre du projet, l'ACDI offre des services de santé de base à des milliers de mères et d'enfants comme ces fillettes, ce qui permet de sauver des vies et d'améliorer la qualité de vie de centaines de milliers de Tanzaniens.
La ministre Oda en compagnie d'enfants. © ACDI-CIDA

Message de la ministre

Je suis heureuse de présenter l'édition 2010-2011 du rapport intitulé Le développement axé sur les résultats, grâce auquel les Canadiennes et les Canadiens prendront connaissance des efforts déployés par le Canada pour contribuer à l'édification d'un monde meilleur, au profit des populations les plus vulnérables et des personnes qui vivent dans la pauvreté.

En 2006, notre gouvernement s'est engagé à veiller à ce que l'aide internationale du Canada soit plus efficace, mieux ciblée et davantage transparente. En parcourant ce rapport, le lecteur verra que nos efforts débouchent sur des résultats bien concrets qui améliorent le sort des gens partout dans le monde. Conformément à notre Plan d'action pour accroître l'efficacité de l'aide, nous nous concentrons sur vingt pays en particulier et nous axons nos activités de développement sur trois grands thèmes : accroître la sécurité alimentaire; assurer l'avenir des enfants et des jeunes; et favoriser une croissance économique durable. Le rapport montre les répercussions des interventions du Canada à l'échelon international dans ces différents domaines, et la façon dont elles changent la vie des familles, des villages et des pays dans le besoin.

Notre gouvernement rend également mieux compte de son aide internationale. Si des promesses peuvent être à l'origine d'importantes activités de développement, seule la responsabilisation à l'égard des engagements pris peut aboutir à des résultats. Le développement axé sur les résultats explique le rôle primordial que joue le Canada dans la lutte mondiale menée pour réduire la pauvreté et enregistrer des progrès afin d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, adoptés par les Nations Unies en 2000. Ce rapport n'est qu'un moyen parmi tant d'autres de rendre des comptes à la population canadienne.

L'exercice 2010-2011 a été déterminant pour le Canada du point de vue de l'aide internationale et du développement. Le Canada a notamment poursuivi le travail amorcé en Afghanistan pour améliorer l'agriculture, permettre aux filles de fréquenter l'école en plus grand nombre, mieux faire respecter les droits des femmes et accroître l'accès à des services de santé de meilleure qualité.


Cinq fillettes adossées à un mur. © ACDI-CIDA/Antonio Suárez Weise

Lors des sommets du G-8 et du G-20 dont il était l'hôte, le Canada a instauré l'Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Quelque temps après, l'Organisation des Nations Unies (ONU) lançait la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant, établie sous les auspices du secrétaire général. Conscient du rôle de chef de file que joue le Canada en matière de responsabilisation, le secrétaire général a demandé au premier ministre Harper de coprésider, aux côtés du président de la Tanzanie, la Commission de l'information et de la responsabilisation pour la santé de la femme et de l'enfant de l'ONU. De concert avec ses partenaires internationaux et l'Organisation mondiale de la Santé, l'ONU a chargé la Commission de formuler des recommandations préconisant un degré sans précédent de responsabilisation de la part de tous les donateurs et pays en développement qui s'efforcent de sauver la vie des mères et des enfants qui habitent dans les régions les plus pauvres de la planète.

La réduction de la pauvreté exige des marchés libres, de même qu'un plus grand nombre de petites et moyennes entreprises qui créeront des emplois intéressants et contribueront à accroître le revenu des ménages. De fait, la réduction de la pauvreté dans le monde passe avant tout par une croissance économique durable. C'est pourquoi l'ACDI a décidé de mieux cibler son travail, afin d'appuyer l'expansion des entreprises grâce au micro­financement et d'offrir aux jeunes sans emploi une formation leur permettant d'acquérir des compétences.

Sur la scène internationale, le Canada a continué à faire figure de proue en s'attaquant aux problèmes de sécurité alimentaire dans les pays en développement. En 2010-2011, il a conservé le second rang parmi les pays donateurs du Programme alimentaire mondial (PAM), et a assuré la présidence de la Convention relative à l'aide alimentaire. Par l'intermédiaire de l'ACDI, le Canada a rehaussé le soutien qu'il apporte au secteur de l'agriculture dans les pays en développement et a intensifié ses efforts en vue d'accroître la valeur nutritive des fruits et légumes et des autres produits agricoles. Car si nous voulons maximiser l'incidence de ce que nous faisons dans le domaine de l'éducation et d'autres sphères du développement, nous devons donner aux populations les plus vulnérables l'accès à une alimentation plus nutritive. Il faut dire aussi que les carences nutritionnelles sont nuisibles aux nouveau-nés et aux mères et qu'elles minent la capacité des gens de lutter contre les maladies, en particulier lorsque survient une catastrophe ou une crise.

En 2010-2011, le monde a connu des catastrophes devant lesquelles la communauté internationale s'est mobilisée. Pour sa part, le Canada a répondu aux appels lancés à la suite de près de 70 crises humanitaires. Par exemple, pensons aux inondations au Pakistan, au séisme en Haïti ou encore à la sécheresse et à la famine en Afrique de l'Est, région où les conséquences de la crise sont devenues de plus en plus préoccupantes.

Quels que soient les aspects de son action humanitaire et de son travail en matière de développement, l'ACDI a pris des mesures pour intervenir avec plus d'efficacité. Ainsi, elle a peaufiné ses lignes directrices et ses outils touchant la gestion des risques, et ce, afin de pouvoir mieux s'adapter aux divers contextes qui façonnent le développement international et, en définitive, d'optimiser les retombées et l'efficacité de son action. L'ACDI a aussi cherché à faire preuve d'une plus grande transparence et à mieux rendre des comptes en participant à l'initiative sur les données ouvertes du gouvernement du Canada. Ainsi, les Canadiennes et les Canadiens pourront accéder plus facilement aux renseignements sur les résultats du travail que l'Agence accomplit.

Au cours de la période visée par ce rapport, l'ACDI s'est engagée bien au-delà des initiatives que je viens de mentionner. Les pages qui suivent renferment plus de précisions à cet égard. En les parcourant, le lecteur pourra constater que les résultats de notre travail démontrent clairement notre détermination à nous acquitter de notre mandat, à accroître la responsabilisation et à venir en aide aux populations des pays en développement. Le rapport relate aussi des récits qui illustrent des résultats tangibles et durables montrant que les fonds publics que nous investissons peuvent véritablement améliorer les choses dans les collectivités et les pays qui bénéficient de notre soutien.