Vers un processus durable d'iodation du sel au Sénégal
Amas de sel au Sénégal
Données-repères choisies pour montrer les résultats atteints dans les pays partenaires grâce, en partie, aux travaux de l'ACDI axés sur la sécurité alimentaire. Plus de détails figurent dans les rapports-pays complets.
La sécurité alimentaire mondiale demeure une question cruciale du programme d'action sur le développement international. Dans le monde, près d'un milliard de personnes souffrent de faim chronique et n'ont pas accès à une quantité suffisante d'aliments sûrs et nutritifs. En raison de la crise alimentaire actuelle, elle-même aggravée par la hausse rapide et la volatilité des prix des aliments, les pauvres des pays en développement ont de plus en plus de difficulté à acheter des vivres. En fait, en février 2011, la Banque mondiale a signalé que la flambée des prix des denrées au cours de l'année précédente avait fait augmenter de 44 millions le nombre de personnes pauvres.
La Stratégie sur la sécurité alimentaire de l'ACDI, lancée en octobre 2009, comporte trois principales composantes sur lesquelles l'Agence se concentre :
| Pays | $CAN |
|---|---|
| Afghanistan | 54 866 873 |
| Bangladesh | 951 676 |
| Bolivie | 2 326 655 |
| Caraïbes | 2 093 767 |
| Cisjordanie et bande de Gaza | 24 698 734 |
| Colombie | 2 106 200 |
| Éthiopie | 83 821 531 |
| Ghana | 49 982 500 |
| Haïti | 26 148 866 |
| Honduras | 14 496 703 |
| Indonésie | 1 196 968 |
| Mali | 29 594 507 |
| Mozambique | 20 045 499 |
| Pakistan | 21 563 394 |
| Pérou | 295 090 |
| Sénégal | 21 715 505 |
| Soudan | 31 981 757 |
| Tanzanie | 9 221 692 |
| Ukraine | 10 961 364 |
| Vietnam | 9 683 454 |
| Total | 417 752 737 |
En Éthiopie, l'ACDI a contribué à remettre en état plus de 90 000 hectares de terres détériorées et à construire plus de 4 000 km de routes rurales pour améliorer l'accès des agriculteurs aux marchés. Ainsi, 6 000 agriculteurs prendront part à la recherche agricole et 126 000 ménages adopteront des pratiques agricoles et commerciales novatrices qui les aideront à cultiver et à vendre plus d'aliments.
Au Ghana, 1 480 agriculteurs, dont 40 % sont des femmes, ont reçu une formation sur la gestion d'entreprise pour améliorer leur accès au crédit et à l'entreposage et mieux commercialiser leurs produits. En outre, 5 200 organisations agricoles apprendront à être plus efficaces et à favoriser la productivité de leurs membres. Les agricultrices et agriculteurs au Ghana auront accès à une meilleure technologie, à des conseils et à des fournitures agricoles.
Au Honduras, l'ACDI aide 191 producteurs à faire pousser du cacao et du bois d'œuvre dans des exploitations remises en état et des terres cultivées. On installe des systèmes d'irrigation durables sur le plan de l'environnement, et les petits exploitants agricoles peuvent améliorer la qualité des cultures à valeur élevée (café, cacao et bois d'œuvre) et des cultures traditionnelles (maïs, haricots et sorgho).
Le Canada investit aussi dans des solutions à long terme aux problèmes liés à la sécurité alimentaire. L'ACDI investit dans la recherche agricole pour mettre en place un système résilient de production agricole et veiller à ce que l'innovation devance les défis futurs.
Lors du Sommet du G8 de 2009, à L'Aquila (Italie), l'ACDI a réitéré son engagement à long terme d'accroître la sécurité alimentaire. Les dirigeants mondiaux s'y sont engagés à verser 20 milliards de dollars américains sur trois ans pour le développement agricole durable. En avril 2011, le Canada est devenu le premier pays du G8 à respecter l'engagement qu'il avait pris à L'Aquila en décaissant entièrement sa contribution de 1,18 milliard de dollars sur trois ans.
Des initiatives clés de développement agricole et des projets connexes, comme le Fonds international de développement agricole, le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (en anglais), et le Programme intégré pour le développement de l'agriculture en Afrique, permettent de rejoindre des millions de petits exploitants agricoles, surtout des femmes. Cela les aide à améliorer leurs pratiques commerciales, à cultiver des aliments nutritifs, à s'adapter aux changements climatiques, à remettre leurs terres en état, à accéder au crédit et à développer leurs marchés.
Dans le cadre du Mouvement pour le renforcement de la nutrition et de l'Initiative de Muskoka — site de l'ACDI, l'ACDI collabore avec d'autres partenaires du développement pour améliorer la coordination des programmes sur la nutrition.
En 2010-2011, le Canada s'est engagé à fournir un financement supplémentaire de 75 millions de dollars sur cinq ans, en faveur de l'Initiative pour les micronutriments — Communiqué de presse de l'ACDI, dans le cadre de l'Initiative de Muskoka. Cette somme s'ajoute aux 150 millions de dollars promis à cet égard depuis 2009. Ces fonds permettront à des millions d'enfants et de mères enceintes de recevoir les micronutriments dont ils ont besoin pour survivre et améliorer leur santé.
Pour répondre aux besoins immédiats dans les situations de famine, le financement de l'ACDI au titre de l'aide alimentaire va surtout au Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies et à la Banque canadienne de grains (en anglais). En 2010, le Canada était le deuxième donateur en importance aux programmes d'assistance alimentaire du PAM. Sa contribution de plus de 285 millions de dollars permet d'aider 109,2 millions de personnes dans 75 pays. Au cours de la même période, 2,3 millions de personnes dans 35 pays ont bénéficié de la contribution versée par le Canada à la Banque canadienne de grains.
En 2010-2011, les contributions versées par l'ACDI à des projets mondiaux axés sur la sécurité alimentaire ont atteint 718,7 millions de dollars.
Plus de deux milliards de personnes dans le monde n'obtiennent pas les quantités nécessaires de nutriments essentiels dont elles ont besoin pour rester en santé.
Les micronutriments sont les vitamines et les minéraux qui augmentent la valeur nutritive des aliments. Quand le régime quotidien ne contient pas suffisamment de micronutriments, il en découle des conséquences parfois dramatiques : les enfants ne développent pas leur pleine capacité intellectuelle, leur croissance se trouve freinée, et ils peuvent même devenir aveugles. Dans les cas les plus graves, le manque de nutriments essentiels peut entraîner la mort.
L'ACDI est l'un des principaux donateurs de micronutriments complémentaires aux pays en développement. Les programmes qui portent sur les carences en micronutriments constituent un aspect clé du travail de l'ACDI en matière de nutrition. Les ressources destinées à améliorer la nutrition servent à des initiatives qui ciblent les groupes les plus vulnérables, comme les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ou qui allaitent. Le soutien offert par le Canada dans ce domaine a permis de sauver des millions de personnes qui auraient pu mourir, contracter une maladie ou subir d'autres complications en raison d'une carence en micronutriments.
« Le Canada est déterminé à participer à la mise au point de systèmes agricoles plus productifs et durables pour lutter contre la faim dans le monde. »
Le premier ministre Stephen Harper
Amas de sel au Sénégal
La carence en iode est la plus importante cause évitable de dommages au cerveau, et peut diminuer de façon importante le quotient intellectuel de populations entières. Les effets les plus graves de la carence en iode se produisent pendant le développement du fœtus et au cours des premières années de la vie. Dans le monde, 38 millions de bébés sont nés sans la protection qu'offre l'iode à un cerveau en croissance; de ce nombre, 18 millions souffrent d'une déficience mentaleNote 1.
Comme le sel est consommé couramment, même dans les régions pauvres, il constitue le véhicule idéal pour administrer l'iode. L'ajout d'iode au sel protège contre les déficiences mentales.
Le Sénégal est un important pays producteur de sel, mais moins de la moitié du sel produit au pays est iodé de façon adéquate. Pendant plusieurs années, l'Initiative pour les micronutriments, grâce au soutien continu de l'ACDI et à des partenariats établis avec des ministères, l'industrie et des organisations de producteurs, a surveillé, mis à l'essai et amélioré les méthodes d'iodation.
L'Initiative pour les micronutriments travaille avec les membres des petites coopératives de sel au Sénégal en vue de mettre au point un processus durable d'iodation du sel afin d'améliorer la vie des jeunes enfants et des nouveau-nés, en offrant une assistance technique aux nouvelles microentreprises. En 2010, plus de 13 millions de personnes au Sénégal ont reçu du sel iodé grâce aux activités de l'Initiative pour les micronutriments.
Données provenant de l'UNICEF et de la Banque mondiale.