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Accroître la sécurité alimentaire

Pleins feux sur les résultats — Sécurité alimentaire

Données-repères choisies pour montrer les résultats atteints dans les pays partenaires grâce, en partie, aux travaux de l'ACDI axés sur la sécurité alimentaire. Plus de détails figurent dans les rapports-pays complets.

Carte du monde Honduras Haïti Sénégal Mali Ghana Soudan Éthiopie Mozambique Cisjordanie et bande de Gaza Ukraine Vietnam  
  • Cisjordanie et bande de Gaza : 1 000 agriculteurs ont repris leur production dans la bande de Gaza
  • Éthiopie : nourriture distribuée à 7,8 millions de personnes souffrant d'insécurité alimentaire chronique
  • Ghana : 1 480 agriculteurs bénéficient d'un meilleur accès aux services d'entreprise
  • Haïti : 400 000 filles et garçons ont reçu des repas chauds à l'école
  • Honduras : 1 300 familles ont accru leur productivité agricole
  • Mali : le pays a doublé sa production de céréales de consommation courante depuis 2006-2007
  • Mozambique : 432 000 agriculteurs ont accès à des services de développement agricole
  • Sénégal : 97 nouvelles banques céréalières ont été mises sur pied dans les collectivités; 8 870 membres en bénéficient
  • Soudan : 350 000 m2 de terres non arables ont été remises en valeur afin d'en améliorer la productivité
  • Ukraine : 495 agriculteurs ont accès à du financement afin d'améliorer leurs activités d'exploitation agricole
  • Vietnam : 15 000 personnes touchent un meilleur revenu grâce à une productivité agricole accrue

La sécurité alimentaire mondiale demeure une question cruciale du programme d'action sur le développement international. Dans le monde, près d'un milliard de personnes souffrent de faim chronique et n'ont pas accès à une quantité suffisante d'aliments sûrs et nutritifs. En raison de la crise alimentaire actuelle, elle-même aggravée par la hausse rapide et la volatilité des prix des aliments, les pauvres des pays en développement ont de plus en plus de difficulté à acheter des vivres. En fait, en février 2011, la Banque mondiale a signalé que la flambée des prix des denrées au cours de l'année précédente avait fait augmenter de 44 millions le nombre de personnes pauvres.

La Stratégie sur la sécurité alimentaire de l'ACDI, lancée en octobre 2009, comporte trois principales composantes sur lesquelles l'Agence se concentre :

  • le développement agricole durable;
  • l'aide alimentaire et la nutrition;
  • la recherche et le développement.
Dépenses en aide bilatérale à l'égard de la sécurité alimentaire, 2010-2011
Pays $CAN
Afghanistan 54 866 873
Bangladesh 951 676
Bolivie 2 326 655
Caraïbes 2 093 767
Cisjordanie et bande de Gaza 24 698 734
Colombie 2 106 200
Éthiopie 83 821 531
Ghana 49 982 500
Haïti 26 148 866
Honduras 14 496 703
Indonésie 1 196 968
Mali 29 594 507
Mozambique 20 045 499
Pakistan 21 563 394
Pérou 295 090
Sénégal 21 715 505
Soudan 31 981 757
Tanzanie 9 221 692
Ukraine 10 961 364
Vietnam 9 683 454
Total 417 752 737

Résultats liés à la sécurité alimentaire

En Éthiopie, l'ACDI a contribué à remettre en état plus de 90 000 hectares de terres détériorées et à construire plus de 4 000 km de routes rurales pour améliorer l'accès des agriculteurs aux marchés. Ainsi, 6 000 agriculteurs prendront part à la recherche agricole et 126 000 ménages adopteront des pratiques agricoles et commerciales novatrices qui les aideront à cultiver et à vendre plus d'aliments.

Au Ghana, 1 480 agriculteurs, dont 40 % sont des femmes, ont reçu une formation sur la gestion d'entreprise pour améliorer leur accès au crédit et à l'entreposage et mieux commercialiser leurs produits. En outre, 5 200 organisations agricoles apprendront à être plus efficaces et à favoriser la productivité de leurs membres. Les agricultrices et agriculteurs au Ghana auront accès à une meilleure technologie, à des conseils et à des fournitures agricoles.

Au Honduras, l'ACDI aide 191 producteurs à faire pousser du cacao et du bois d'œuvre dans des exploitations remises en état et des terres cultivées. On installe des systèmes d'irrigation durables sur le plan de l'environnement, et les petits exploitants agricoles peuvent améliorer la qualité des cultures à valeur élevée (café, cacao et bois d'œuvre) et des cultures traditionnelles (maïs, haricots et sorgho).

Le Canada investit aussi dans des solutions à long terme aux problèmes liés à la sécurité alimentaire. L'ACDI investit dans la recherche agricole pour mettre en place un système résilient de production agricole et veiller à ce que l'innovation devance les défis futurs.

Lors du Sommet du G8 de 2009, à L'Aquila (Italie), l'ACDI a réitéré son engagement à long terme d'accroître la sécurité alimentaire. Les dirigeants mondiaux s'y sont engagés à verser 20 milliards de dollars américains sur trois ans pour le développement agricole durable. En avril 2011, le Canada est devenu le premier pays du G8 à respecter l'engagement qu'il avait pris à L'Aquila en décaissant entièrement sa contribution de 1,18 milliard de dollars sur trois ans.

Des initiatives clés de développement agricole et des projets connexes, comme le Fonds international de développement agricole, le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (en anglais), et le Programme intégré pour le développement de l'agriculture en Afrique, permettent de rejoindre des millions de petits exploitants agricoles, surtout des femmes. Cela les aide à améliorer leurs pratiques commerciales, à cultiver des aliments nutritifs, à s'adapter aux changements climatiques, à remettre leurs terres en état, à accéder au crédit et à développer leurs marchés.

Dans le cadre du Mouvement pour le renforcement de la nutrition et de l'Initiative de Muskoka — site de l'ACDI, l'ACDI collabore avec d'autres partenaires du développement pour améliorer la coordination des programmes sur la nutrition.

En 2010-2011, le Canada s'est engagé à fournir un financement supplémentaire de 75 millions de dollars sur cinq ans, en faveur de l'Initiative pour les micronutriments — Communiqué de presse de l'ACDI, dans le cadre de l'Initiative de Muskoka. Cette somme s'ajoute aux 150 millions de dollars promis à cet égard depuis 2009. Ces fonds permettront à des millions d'enfants et de mères enceintes de recevoir les micronutriments dont ils ont besoin pour survivre et améliorer leur santé.

Pour répondre aux besoins immédiats dans les situations de famine, le financement de l'ACDI au titre de l'aide alimentaire va surtout au Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies et à la Banque canadienne de grains (en anglais). En 2010, le Canada était le deuxième donateur en importance aux programmes d'assistance alimentaire du PAM. Sa contribution de plus de 285 millions de dollars permet d'aider 109,2 millions de personnes dans 75 pays. Au cours de la même période, 2,3 millions de personnes dans 35 pays ont bénéficié de la contribution versée par le Canada à la Banque canadienne de grains.

En 2010-2011, les contributions versées par l'ACDI à des projets mondiaux axés sur la sécurité alimentaire ont atteint 718,7 millions de dollars.

Plus de deux milliards de personnes dans le monde n'obtiennent pas les quantités nécessaires de nutriments essentiels dont elles ont besoin pour rester en santé.

Les micronutriments sont les vitamines et les minéraux qui augmentent la valeur nutritive des aliments. Quand le régime quotidien ne contient pas suffisamment de micronutriments, il en découle des conséquences parfois dramatiques : les enfants ne développent pas leur pleine capacité intellectuelle, leur croissance se trouve freinée, et ils peuvent même devenir aveugles. Dans les cas les plus graves, le manque de nutriments essentiels peut entraîner la mort.

L'ACDI est l'un des principaux donateurs de micronutriments complémentaires aux pays en développement. Les programmes qui portent sur les carences en micronutriments constituent un aspect clé du travail de l'ACDI en matière de nutrition. Les ressources destinées à améliorer la nutrition servent à des initiatives qui ciblent les groupes les plus vulnérables, comme les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ou qui allaitent. Le soutien offert par le Canada dans ce domaine a permis de sauver des millions de personnes qui auraient pu mourir, contracter une maladie ou subir d'autres complications en raison d'une carence en micronutriments.

« Le Canada est déterminé à participer à la mise au point de systèmes agricoles plus productifs et durables pour lutter contre la faim dans le monde. »

Le premier ministre Stephen Harper

Voir au-delà des résultats

Des ouvriers sur un amas de sel. © Micronutrient Initiative

Vers un processus durable d'iodation du sel au Sénégal

Amas de sel au Sénégal

La carence en iode est la plus importante cause évitable de dommages au cerveau, et peut diminuer de façon importante le quotient intellectuel de populations entières. Les effets les plus graves de la carence en iode se produisent pendant le développement du fœtus et au cours des premières années de la vie. Dans le monde, 38 millions de bébés sont nés sans la protection qu'offre l'iode à un cerveau en croissance; de ce nombre, 18 millions souffrent d'une déficience mentaleNote 1.

Comme le sel est consommé couramment, même dans les régions pauvres, il constitue le véhicule idéal pour administrer l'iode. L'ajout d'iode au sel protège contre les déficiences mentales.

Le Sénégal est un important pays producteur de sel, mais moins de la moitié du sel produit au pays est iodé de façon adéquate. Pendant plusieurs années, l'Initiative pour les micronutriments, grâce au soutien continu de l'ACDI et à des partenariats établis avec des ministères, l'industrie et des organisations de producteurs, a surveillé, mis à l'essai et amélioré les méthodes d'iodation.

L'Initiative pour les micronutriments travaille avec les membres des petites coopératives de sel au Sénégal en vue de mettre au point un processus durable d'iodation du sel afin d'améliorer la vie des jeunes enfants et des nouveau-nés, en offrant une assistance technique aux nouvelles microentreprises. En 2010, plus de 13 millions de personnes au Sénégal ont reçu du sel iodé grâce aux activités de l'Initiative pour les micronutriments.

Notes

Note 1

Données provenant de l'UNICEF et de la Banque mondiale.

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