Les enfants et les jeunes n'ont jamais été si nombreux sur la planète, au point qu'on prévoit un véritable « tsunami de jeunes ». Près de la moitié de la population mondiale, soit 3,4 milliards de personnes dans le monde ont moins de 25 ans, et 90 % d'entre elles vivent dans les pays en développement, où elles ne peuvent pas réaliser leur plein potentiel.
Les Canadiens peuvent être fiers d'aider les enfants des pays en développement par l'entremise de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), surtout en santé et en éducation. Le gouvernement du Canada a pris appui sur les succès obtenus dans ces domaines, et il a fait des enfants et des jeunes un de ses trois thèmes prioritaires pour ses activités de développement international. Cela fait partie de son plan d'action pour rendre l'aide plus efficace. Nous voulons aider les enfants et les jeunes des pays en développement en concentrant nos efforts sur trois fronts : la santé et la survie des enfants (ce qui comprend aussi la santé des mères), l'accès à une éducation de qualité et la sécurité.
Premièrement, nous voulons offrir aux enfants et à leurs mères un meilleur accès aux soins de santé de base, plus près de chez eux — surtout dans les collectivités où ils représentent la majorité de la population.
Mais cela ne doit pas nous faire oublier que partout dans le monde, plus d'un demi-million de femmes meurent chaque année de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement. Ces tragédies surviennent presque toujours dans les pays en développement.
Avec notre nouvelle stratégie sur les enfants et les jeunes, nous allons consacrer d'importantes ressources à des programmes efficaces et ciblés pour répondre aux besoins en santé des mères et des enfants de moins de cinq ans, et pour aider les mères à être en assez bonne santé pour pouvoir accoucher et prendre soin de leurs enfants. Nous allons mettre l'accent sur les programmes pour lutter contre les principales maladies infectieuses qui touchent surtout les mères et les enfants et qu'on peut éviter ou soigner.
Deuxièmement, nous voulons donner accès aux enfants et aux jeunes — et surtout aux filles — à une éducation de base de qualité et à des possibilités d'apprentissage. L'éducation des filles est l'un des meilleurs investissements qu'un pays peut faire. Il faut donc absolument poursuivre notre travail en ce sens.
Notre objectif principal en matière d'éducation est d'améliorer la qualité de l'enseignement. Cela passe par une bonne formation des enseignants, par la production et la distribution de manuels scolaires adaptés aux réalités culturelles et par des programmes scolaires appropriés.
Troisièmement, le dernier volet de notre stratégie sur les enfants et les jeunes porte sur la sécurité. Comme le disait si justement Nelson Mandela, « la sécurité n'est pas le fruit du hasard, mais le résultat d'un consensus collectif et d'un investissement public. Nous devons à nos enfants, qui sont les citoyens les plus vulnérables de notre société, une vie sans violence et sans peur. »
Je tiens à souligner ceci : dans ses interventions au profit des enfants et des jeunes, l'ACDI va privilégier les projets et les programmes ayant déjà démontré qu'ils sont durables, qu'ils renforcent les capacités des collectivités et qu'ils peuvent être pris en charge par celles-ci.
Nous appuyons les projets conçus avec les gouvernements et les collectivités, surtout ceux qui sont conformes aux plans et aux cadres nationaux ou locaux ou qui font partie des stratégies sectorielles, régionales ou nationales pour réduire la pauvreté.
Nous nous sommes engagés à être transparents. C'est pourquoi nous établissons, pour chaque projet appuyé par l'ACDI, quels sont les résultats attendus — tant sur le plan qualitatif que quantitatif. L'ACDI informera le public canadien de ses résultats de développement dans ses rapports annuels.
Nous voulons que les enfants qui vivent aujourd'hui dans la pauvreté deviennent des citoyens plein de ressources, actifs et productifs, prêts à bâtir un avenir meilleur pour la génération suivante.
Ne dit-on pas que les enfants sont les messages vivants que nous adressons à une époque que nous ne connaîtrons pas?