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Lancement du Rapport sur le développement dans le monde 2012 : Égalité des genres et développement

Les recherches ont démontré que lorsque les femmes des pays en développement gèrent les revenus du ménage, elles en consacrent une grande part à la nutrition, la santé et l'éducation de leurs enfants, améliorant ainsi les chances de leur famille de s'affranchir de la pauvreté. De plus, les femmes instruites sont plus susceptibles d'apporter une contribution productive à l'économie, ce qui représente un énorme potentiel économique inexploité dans de nombreux secteurs.

Étant donné ce potentiel et la contribution des femmes au développement durable, le Canada accueille favorablement le Rapport sur le développement dans le monde 2012 : Égalité des genres et développement (PDF, 5 Mo, 62 pages) de la Banque mondiale, lequel a été lancé le 22 mars au Canada.

De grands progrès ont été enregistrés à l'égard de l'augmentation de l'espérance de vie des femmes, de la réduction de l'écart entre l'éducation des filles et celle des garçons, et de l'amélioration de la participation des femmes au marché du travail structuré. Toutefois, des écarts cruciaux entre les hommes et les femmes persistent. Beaucoup trop de femmes (plus de 900 millions) vivent avec moins d'un dollar par jour, et le nombre de femmes qui vivent dans la pauvreté absolue en région rurale s'est en fait accru.

Les femmes représentent maintenant 43 % de la main-d'œuvre agricole mondiale et 40 % de la population active. Elles constituent également la majorité des travailleurs de l'économie informelle.

Cependant, les femmes continuent de gagner moins d'argent que les hommes, même si elles assument une grande part de la responsabilité du travail domestique non rémunéré. Trop souvent, elles n'ont pas accès à l'éducation, ou très peu. Elles sont victimes de discrimination relativement au droit à la propriété foncière et accèdent difficilement aux prêts ou aux services financiers. Elles continuent d'être sous-représentées parmi les leaders. De plus, les femmes issues des milieux ruraux, minoritaires, ethniques et marginalisés sont encore plus désavantagées.

Comme le reconnaissent les Objectifs du Millénaire pour le développement, le taux de mortalité maternelle continue d'être extrêmement élevé, particulièrement dans les régions rurales. Plus de 350 000 femmes et filles meurent chaque année à la suite de complications évitables associées à la grossesse et à l'accouchement.

Tel qu'il est mentionné dans le rapport, l'égalité entre les femmes et les hommes est un atout pour l'économie. Quand les femmes disposent d'un pouvoir sur l'économie, elles peuvent mieux se faire entendre dans leur collectivité, leur société et leur gouvernement. Mais pour véritablement transformer la société, les femmes doivent avoir la liberté de faire des choix pour améliorer leur sort.

Dans son rapport, la Banque mondiale reconnaît l'importance de l'égalité entre les femmes et les hommes en insistant sur la réduction des taux de mortalité des femmes et de l'écart entre les femmes et les hommes en éducation, l'amélioration de l'accès des femmes aux possibilités économiques, l'augmentation de leur influence dans les ménages et la société, et les changements dans les attitudes et les actions, afin de ne pas transmettre les iniquités aux générations futures. Le rapport présente aussi des conseils destinés aux décideurs. Par exemple, les gouvernements peuvent favoriser l'augmentation de l'influence des femmes sur la propriété foncière, en faisant la promotion de politiques telles que l'octroi de titres fonciers conjoints aux maris et aux femmes.

Toutefois, si nous n'éliminons pas les obstacles que doivent surmonter les femmes pour avoir du travail décent, pour que cessent la discrimination et la violence ou pour mettre fin aux inégalités dans les décisions, la croissance économique ralentira et la pauvreté s'enracinera. Nous devons adopter une approche exhaustive et cohérente qui rassemble les institutions, les politiques et les cadres législatifs dans le but de soutenir le leadership des femmes.

L'Agence canadienne de développement international (ACDI) a fait de l'autonomisation économique des femmes le centre de ses efforts pour aider à bâtir des économies durables. La Stratégie sur la croissance économique durable de l'ACDI soutient l'autonomisation des femmes dans des domaines tels que le droit commercial, les lois sur l'emploi et les décisions économiques. Nous voulons que les femmes puissent acquérir de nouvelles compétences et des connaissances pour mettre sur pied des entreprises durables de toutes les tailles.

En octobre dernier, le Canada a démontré son appui lorsqu'il a été l'hôte, conjointement avec ONU Femmes, de la Conférence sur l'autonomisation économique des femmes. À la suite de la conférence, l'ACDI s'est engagée à cibler des initiatives qui augmentent les possibilités économiques des femmes, renforcent leur leadership économique et font avancer les droits des femmes dans le monde.

Le rapport fournit une nouvelle vision selon laquelle l'égalité entre les femmes et les hommes serait une priorité pour tous les pays et gouvernements de même que dans toutes les réunions et conférences sur le développement. De concert avec la Banque mondiale, les autres donateurs et les pays partenaires, nous pouvons faire de cette vision un but atteignable.

Beverley J. Oda
Ministre de la Coopération internationale


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