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Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement

Fille souriante du Burkina Faso. © ACDI-CIDA/Roger LeMoyne

Du 29 novembre au 1er décembre 2011, des représentants de gouvernements des pays donateurs et partenaires, d'organisations multilatérales, d'organisations de la société civile, d'économies émergentes et du secteur privé, de même que des députés, se sont réunis à Busan (Corée du Sud) à l'occasion du 4e Forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide (FHN4) (en anglais). L'objectif de cette rencontre était de permettre aux participants de parler de leur expérience, d'apprendre les uns des autres, de mettre à contribution les efforts de coopération pour le développement ainsi que d'établir un nouveau partenariat plus ouvert pour une coopération efficace au service du développement.

L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, qui était à la tête de la délégation canadienne à l'occasion de cet événement, y a souligné le rôle de chef de file du Canada en matière d'efficacité de l'aide. Elle a insisté sur la responsabilisation à l'égard de l'aide, l'optimisation des ressources financières et les résultats tangibles ainsi que sur les mesures prises par le Canada pour faire progresser les efforts mondiaux dans le but de rendre l'aide plus efficace.

Les participants ont appuyé le Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement et souscrit aux quatre principes qui sous-tendent le développement efficace, soit l'appropriation des priorités de développement par les pays en développement, l'orientation vers les résultats, des partenariats pour le développement ouverts à tous ainsi que la transparence et la redevabilité réciproque. En particulier, les participants ont pris les engagements suivants :

  1. Établir un nouveau Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement dans le but d'appuyer et de promouvoir la redevabilité à l'égard de la mise en œuvre des engagements au niveau politique parmi le large éventail d'acteurs du développement.
  2. Recentrer le programme d'action pour le développement sur les résultats, en mettant davantage l'accent sur le rendement réel par rapport aux résultats de développement escomptés ou aux résultats à long terme, et non pas seulement sur les intrants et les extrants.
  3. Insister sur la reddition de comptes aux citoyens.
  4. Améliorer les mesures en lien avec la transparence et la prévisibilité — étant donné que l'intégration de ces mesures aux activités de développement international s'est fait attendre.

En outre, les participants ont été invités à soutenir plusieurs autres documents visant à faciliter la prise de mesures pour respecter les engagements pris à Busan. Le Canada a soutenu les cinq éléments constitutifs suivants :

  1. Atteindre des résultats durables en matière de développement, les mesurer, en rendre compte et être redevable à l'égard de ces derniers : résultats des pays et accords de redevabilité;
  2. Repousser les limites sur la transparence pour améliorer la prévisibilité, l'engagement et la redevabilité;
  3. Élément constitutif relatif au secteur privé;
  4. Le New Deal pour l'engagement dans les États fragiles;
  5. Nouveau consensus relatif à des institutions et des politiques efficaces.

À Busan, le Canada a examiné quelques enjeux clés : la responsabilisation à l'égard des résultats, la transparence, l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes, les États fragiles et touchés par un conflit, l'efficacité de la société civile, la résilience et les nouveaux partenariats pour une coopération efficace ou service du développement.