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Le VIH/sida, grand obstacle au développement

À propos du VIH/sida

Fin 2011, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) estimait à 34 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde. De ce nombre, 69 % vivent en Afrique subsaharienne, la région la plus touchée par cette épidémie. Cette même année, 2,5 millions de nouvelles infections à VIH ont été enregistrées, dont 330 000 chez des enfants.

Des signes d'espoir et de progrès ont été observés dans la lutte contre le VIH/sida. Toujours selon ONUSIDA, depuis 2005, les décès liés au sida ont diminué de 2,2 millions à 1,7 million en 2011, notamment grâce à :

  • un meilleur accès aux nouveaux médicaments et traitements;
  • un meilleur accès aux services de santé en raison de systèmes de santé plus efficaces;
  • des campagnes d'information publique et des programmes de prévention efficaces.

Malgré tout, le VIH/sida demeure l'un des plus grands obstacles au développement. Puisque cette pandémie touche des gens de tous les milieux qui sont dans la force de l'âge, elle a un effet dévastateur sur la situation économique, sociale et politique des populations. A l'échelle mondiale, le VIH/sida est toujours la plus grande cause de décès chez les femmes âgées de 15 à 44 ans.

Le Canada participe à la lutte mondiale contre le VIH/sida

Le Canada participe à l'action mondiale concertée contre le VIH/sida et reconnaît la nécessité d'intensifier les efforts pour rendre universel l'accès aux mesures de prévention du VIH, ainsi qu'aux traitements et aux soins. C'est pourquoi il a fait de la lutte contre cette maladie l'un des éléments clés de la stratégie sur les enfants et les jeunes.

Une partie importante des efforts déployés dans le cadre de l'engagement du Canada à améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants consiste à prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant. Sans intervention, entre 15 % et 45 % des enfants nés de femmes séropositives peuvent être infectés par le VIH pendant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement maternel. Toutefois, les interventions, y compris l'accès aux médicaments antirétroviraux pour la mère et l'enfant et les efforts de prévention de l'infection à VIH chez les femmes, peuvent réduire les risques de transmission à moins de 5 %.

Une femme est alitée et un homme est assis auprès d'elle. © David Trattles
Une patiente séropositive aussi atteinte de la tuberculose à Monze, en Zambie, accompagnée par son père. La tuberculose est une cause majeure de maladie et de décès pour les personnes vivant avec le VIH.

Le Canada a joué un rôle de chef de file au sein de la Commission pour la santé de la femme et de l'enfant des Nations Unies. Cette Commission a recommandé de faire de l'accès à un traitement antirétroviral pour les femmes enceintes séropositives, l'un des 11 indicateurs étudiés par la communauté internationale, vu l'impact important de ce traitement sur la santé des femmes et des enfants.

Le Canada appuie également le Plan mondial en vue d'éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants et de garder leurs mères en vie (en anglais — PDF, 785 Ko, 48 pages). Ce plan, lancé en 2011, vise à intensifier les efforts pour atteindre les cibles mondiales de réduction des nouvelles infections à VIH chez les enfants et des décès causés par le sida chez les mères.

Dans l'ensemble, l'appui du Canada contribue à atteindre l'une des cibles des Objectifs du Millénaire pour le développement, qui consiste à enrayer la propagation du VIH/sida et à commencer à inverser la tendance actuelle d'ici 2015.

Exemples d'initiatives financées par le Canada pour lutter contre le VIH/sida

L'appui du Canada à la prévention du VIH/sida ainsi qu'aux soins et aux traitements offerts aux personnes touchées par cette pandémie a permis de sauver de nombreuses vies dans les pays en développement. Entre 2005-2006 et 2010-2011, cet appui, acheminé par l'entremise d'initiatives mondiales, de programmes multilatéraux et bilatéraux, et de partenariats avec les Canadiens, a atteint plus de 1,12 milliard de dollars.

En juillet 2010, le Canada a renouvelé son engagement à mettre en œuvre l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV), en collaboration avec la Fondation Bill et Melinda Gates (en anglais), avec une contribution de 111 millions de dollars. Depuis 2007, le Canada a octroyé 30 millions de dollars au développement d'un vaccin contre le VIH abordable et disponible partout dans le monde, par l'entremise des projets suivants :

Dans le cadre de l'ICVV, le Canada a également octroyé 30 millions de dollars à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant dans les pays à revenus faibles ou moyens. L'un des projets appuyés est mis en œuvre par l'Organisation mondiale de la santé et vise à améliorer l'accès des mères et des enfants à des services plus efficaces de prévention, complets et intégrés, dans trois pays d'Afrique subsaharienne.

Le Canada travaille aussi en étroite collaboration avec ses partenaires des Nations Unies dans la lutte contre le VIH/sida. Entre autres, le Canada accorde un appui institutionnel à ONUSIDA. De plus, le Canada soutient les autres organismes des Nations Unies qui, de concert avec ONUSIDA, cofinancent des initiatives liées au VIH/sida, y compris l'UNICEF, ONUFemmes, le FNUAP, le PNUD, l'OMS, l'UNESCO et le Groupe de la Banque mondiale.

Des progrès qui sauvent des vies

À l'échelle mondiale

Le Canada a toujours soutenu activement le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Depuis sa création en 2002, le Canada y a versé plus de 1,5 milliard de dollars, la dernière promesse de financement s'élevant à 540 millions de dollars sur trois ans. Depuis 2004, le travail du Fonds mondial a permis d'obtenir les résultats suivants :

  • 4,2 millions de personnes ont reçu un traitement antirétroviral.
  • 250 millions de séances de consultation et de dépistage du VIH ont été tenues.
  • 6,3 millions d'orphelins et d'enfants rendus vulnérables par le sida ont reçu des soins primaires et de l'appui.
  • 1,7 million de femmes enceintes séropositives ont reçu un traitement antirétroviral pour prévenir la transmission du VIH mère-enfants.

Parmi les efforts déployés pour promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes et pour contribuer à faire en sorte que les femmes soient moins vulnérables face au VIH/sida, le Canada appuie le Fonds des Nations Unies pour les droits à la propriété et à l'héritage des femmes. Entre mars 2010 et septembre 2011, ce projet a donné les résultats suivants :

  • 650 dirigeants communautaires, 650 techniciens juridiques et 9 000 membres de communautés ont été sensibilisés et formés sur le droit coutumier, l'attribution de titres de propriété, la planification successorale et la rédaction de testaments, afin de fournir aux femmes touchées par le VIH/sida de meilleurs services juridiques.
  • 1200 femmes touchées par le VIH/sida ont pu se renseigner sur leurs droits à la propriété et à l'héritage et sur les services juridiques formels et informels offerts dans leur collectivité.
  • Dans au moins trois pays, de nouvelles lois ou politiques nationales en faveur des droits à la propriété et à l'héritage des femmes ont été déposées ou promulguées.

En Haïti

Une femme se tient debout et une autre est assise près d'un mur où on peut lire : « Le sida n'est pas une fin en soi, mais le commencement d'une nouvelle façon de vivre… ». © Jean-François Leblanc
Une séance de formation et de discussion avec des adultes séropositifs dans le département de l'Artibonite, en Haïti. Dans ce pays, le VIH/sida représente un problème de santé publique majeur.

Le Projet d'appui à la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA en Haïti (PALIH), financé par le Canada et mis en œuvre conjointement par le Centre de coopération internationale en santé et développement et le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI), vise à réduire la prévalence de ces maladies dans le département de l'Artibonite, en améliorant les structures du système de santé et la qualité des services offerts à l'ensemble de la population et aux groupes les plus à risque. En 2010 :

  • Les capacités de gestion et de supervision des services de santé du département se sont améliorées sensiblement.
  • 1 143 470 personnes de l'Artibonite ont eu accès à des services de prise en charge des infections transmissibles sexuellement de qualité.
  • 24 services adaptés aux populations les plus à risque (les travailleuses du sexe et leurs clients, les jeunes vulnérables, les femmes victimes de violence et les personnes vivant avec le VIH) ont été mis en place.
  • La qualité des services de prévention a été améliorée en formant du personnel de la santé, en diffusant des messages de prévention et en augmentant le nombre de points de vente et de distribution de condoms.
  • La problématique de l'égalité entre les femmes et les hommes est mieux intégrée dans la prévention et la lutte au VIH/sida.

Désormais, 99 % des établissements de santé du Bas-Artibonite offrent des services communautaires et ont à leur disposition toute la gamme des médicaments contre les ITS. Une contribution de 19 millions de dollars sur six ans (2006-2012) a été accordée à ce projet.

En Tanzanie

La seconde phase du Fonds de financement rapide(FFR) pour le VIH/sida en Tanzanie permet de subventionner des organisations de la société civile en faveur de projets à court terme qui ont trait au VIH/sida. Le FFR vise essentiellement à améliorer les capacités des organisations, afin qu'elles puissent offrir des services là où ils comptent le plus, c'est-à-dire dans les collectivités de la Tanzanie.

L'un des projets financés par le Canada dans le cadre du FFR, piloté à Arusha par l'association Chama cha Wazee na Wastaafu Arusha (CHAWAMA), a contribué à réduire l'impact du VIH/sida sur les personnes âgées qui doivent soudainement prendre soin de proches séropositifs ou élever leurs petits-enfants devenus orphelins en raison du sida. Grâce à ce projet :

  • un modèle de soins à domicile a été élaboré et appliqué dans 57 collectivités;
  • 18 soignants à domicile et 18 éducateurs ont été formés et équipés afin d'aider 114 personnes âgées donnant des soins à domicile à améliorer leurs compétences;
  • ces personnes ont reçu des trousses leur permettant de soigner les malades, mais aussi de prévenir la transmission du VIH/sida au cours de la prestation des soins;
  • 45 représentants ont été formés afin de mieux faire comprendre les effets du sida sur les personnes âgées.

Au Zimbabwe

De 2006 à 2010, le Canada a octroyé 2,9 millions de dollars à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill afin d'appuyer la phase II de son projet de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant dans trois districts du Zimbabwe : Chirumanzu, Shurugwi et Gutu. En 2010 :

  • 1 068 infirmières, aides-infirmières et autres travailleurs de la santé ont suivi une formation sur les soins intégrés préventifs en matière de VIH.
  • Il y a eu une augmentation d'environ 25 % du nombre de bébés déclarés à risque et ayant reçu des traitements préventifs comparativement à 2006.
  • 3 059 travailleurs et dirigeants communautaires ont été sensibilisés à la prévention du VIH et à sa transmission de la mère à l'enfant.
  • 58 centres de santé ont été mis à niveau de façon à pouvoir offrir des soins intégrés préventifs à quelque 200 000 personnes.
  • Environ 2 400 travailleurs de la santé ont suivi une formation sur la prestation de services de santé essentiels aux femmes enceintes et sur le traitement préventif pour les bébés exposés au VIH.
  • 36 887 hommes et femmes ont bénéficié de campagnes de sensibilisation sur la prévention de la transmission du VIH par l'allaitement.
  • Dans le cadre d'ateliers sur la prévention de la transmission de la mère à l'enfant et sur l'égalité entre les femmes et les hommes, 18 796 membres de collectivités ont été sensibilisés à l'égard des méthodes de prévention éprouvées.

En Afrique du Sud

En Afrique du Sud, le Canada a fourni cinq millions de dollars à l'Association sud-africaine de soins palliatifs (en anglais) afin d'améliorer la prestation de soins palliatifs durables à domicile aux personnes atteintes du VIH/sida et à leur famille. En 2010 :

  • Environ 14 000 patients par mois avaient bénéficié des soins des 50 centres financés par le Canada. Tous ces centres fournissent des soins aux enfants infectés et touchés par le VIH/sida, et 23 d'entre eux disposent de programmes axés sur les enfants et les adolescents.

Au cours de la XVIIe Conférence internationale sur le sida en 2008, le Canada a réitéré son engagement à l'égard du Fonds de réponse sur le VIH/sida en Afrique du Sud afin d'aider les organisations locales à réduire l'incidence et la prévalence du VIH/sida et les conséquences de l'infection sur les citoyens. Au total :

  • 1 709 164 hommes, femmes, garçons et filles ont bénéficié des activités du Fonds depuis 2005.

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