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Aperçu

Le défi du développement dans le monde
La vision internationale
La stratégie de l'ACDI

À Dakhalia (Égypte), les entrepreneurs peuvent économiser temps et efforts grâce au soutien de l'ACDI en faveur d'un « guichet unique de service » pour soumettre une demande de permis d'exploitation d'un commerce aux autorités chargées de l'application de la réglementation. Pour les petites et moyennes entreprises de Sulawesi (Indonésie), il sera désormais plus facile de démarrer et d'exploiter leur entreprise grâce à un projet de la Asia Foundation (en anglais seulement) visant à rationaliser la réglementation. Au Burkina Faso, les petits exploitants agricoles apprennent à livrer concurrence sur le marché et à diversifier leur production dans le cadre d'un programme de revitalisation du système agroalimentaire. En Afghanistan, les petits entrepreneurs, des femmes pour la plupart, bénéficient d'une aide financière pour démarrer des entreprises en vertu du Microfinance Investment and Support Facility for Afghanistan (en anglais seulement), qui favorise le microfinancement dans ce pays. Les ministères du Commerce des pays des Caraïbes orientales renforcent la formulation de leurs politiques et élaborent des stratégies de négociation pour tirer davantage parti du commerce international.

L'ACDI appuie ces projets, et bien d'autres encore, pour aider ses partenaires à consolider le secteur privé dans certains des pays parmi les plus pauvres de la planète.


Le défi du développement dans le monde


Viser la vitalité du secteur privé : ce qui pourrait se réaliser

  • Une productivité accrue, des revenus plus élevés pour les pauvres et un plus grand contrôle exercé par les femmes sur leurs biens et moyens de production.
  • La capacité soutenue d'assurer la croissance des entreprises et de créer un plus grand nombre d'emplois mieux rémunérés pour les femmes, les hommes et les membres de groupes défavorisés.
  • De solides institutions privées et publiques responsables, favorisant le bon fonctionnement et la compétitivité des marchés locaux et nationaux.
  • Un climat propice aux affaires, ouvrant la voie à l'épargne, à l'investissement et au développement d'entreprises d'une importance sociale et environnementale prioritaire.
  • Une participation plus grande aux marchés régionaux et internationaux.
Malgré les progrès réalisés, d'importants défis demeurent. À défaut d'une croissance économique procurant les ressources privées et publiques nécessaires pour réduire la pauvreté, les conditions de vie des pauvres ne s'amélioreront pas de beaucoup.
Le dynamisme du secteur privé est à l'origine d'emplois intéressants. Il permet de répondre à la demande des consommateurs et génère des recettes fiscales servant à financer des services publics essentiels, notamment en matière de santé et d'éducation. Pour contribuer de façon viable à la lutte contre la pauvreté, la croissance doit être dirigée par le secteur privé local, mobiliser activement les gens qui vivent dans la pauvreté et faire en sorte qu'ils en bénéficient.

Dans la plupart des pays en développement, le secteur privé est composé de micro, petites et moyennes entreprises (MPME), qui ont le potentiel de stimuler grandement la croissance économique grâce aux emplois, aux revenus et à l'innovation qu'elles génèrent. Or, dans un grand nombre de pays, d'importants obstacles empêchent la bonne marche des affaires, notamment :

  • la complexité et l'inefficience de la réglementation;
  • le manque de services financiers et d'aide aux entreprises;
  • l'accès restreint aux marchés.

Pour les femmes entrepreneures, qui constituent la majorité des plus démunis, ces obstacles sont encore plus considérables. En effet, dans la plupart des pays, les femmes ont moins accès que les hommes au crédit et aux facteurs de production, comme les terres, l'éducation, la formation et la technologie.


La vision internationale


La communauté mondiale se rallie clairement au consensus à l'effet qu'il est essentiel de viser une croissance économique axée sur la vitalité du secteur privé pour réduire la pauvreté. La croissance économique joue également un rôle de premier plan pour aider les pays à atteindre non seulement le premier Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) - à savoir réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes qui vivent dans la pauvreté dans le monde - mais aussi les autres OMD. La Commission du secteur privé et du développement des Nations Unies a souligné ce lien dans le rapport qu'elle a publié en 2004, Libérer l'entrepreneuriat : Mettre le monde des affaires au service des pauvres. Elle recommandait que les gouvernements enlèvent les obstacles à la croissance et forment des partenariats publics-privés pour favoriser l'accès des entrepreneurs au financement, aux compétences et aux services de base. La Commission recommandait également que le secteur privé mondial élabore des modèles d'entreprises pouvant contribuer à réduire la pauvreté. Le milieu du développement international souscrit à ces recommandations et un grand nombre de pays en développement accordent une importance de premier plan au développement du secteur privé dans le cadre de leurs stratégies et plans de lutte contre la pauvreté.


La stratégie de l'ACDI


L'ACDI met à profit le savoir faire renommé du Canada pour soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour réduire la pauvreté par le développement du secteur privé local, en mettant notamment l'accent sur les domaines prioritaires suivants :
  • l'instauration d'un environnement favorable : appuyer les réformes visant les politiques, le secteur juridique et la réglementation, afin de réduire les contraintes auxquelles se heurtent les entrepreneurs des pays en développement, en particulier celles auxquelles sont exposés les microentreprises, les femmes entrepreneures et les entrepreneurs en milieu rural;
  • la promotion de l'entrepreneuriat : aider les entrepreneurs des pays en développement à avoir accès au financement, aux compétences, aux connaissances et aux technologies dont ils ont besoin pour stimuler l'innovation et la croissance, en mettant l'accent sur l'élimination des obstacles auxquels se heurtent les petites et moyennes entreprises ainsi que les femmes entrepreneures;
  • l'amélioration de l'accès aux marchés : aider les pays en développement à participer activement au système de commerce mondial et aider les entrepreneurs à trouver des débouchés économiques viables sur les nouveaux.