Le défi du développement dans le monde
La vision internationale
La stratégie de l'ACDI
Les neuf pays situés le long du Nil se sont regroupés pour gérer collectivement cette ressource commune, en accordant une attention spéciale à l'environnement, à la gestion des bassins hydrographiques, aux communications, à l'énergie et au renforcement des capacités des institutions. En Chine et au Honduras, des entreprises canadiennes partagent leur savoir-faire en matière de technologies de production non polluantes avec des industries locales. Au Guyana, au Sénégal et au Bangladesh, des collectivités améliorent leur milieu naturel, prennent des mesures pour s'adapter aux changements climatiques et trouvent de nouveaux moyens d'assurer leur subsistance.
L'ACDI appuie ces initiatives, et bien d'autres encore, pour aider ses partenaires à gérer leurs ressources naturelles, à adopter des technologies écologiques appropriées et se préparer à affronter des désastres naturels.
Le défi du développement dans le monde
Une bonne santé, la sécurité alimentaire, la croissance économique et la paix sociale sont grandement tributaires des écosystèmes. La viabilité de l'environnement - la capacité des espèces végétales et animales et des microorganismes à subvenir à leurs besoins et à ceux des humains dans leur habitat non biologique jusque dans un avenir éloigné - repose sur des écosystèmes sains et intacts. Elle repose par conséquent sur des écosystèmes sains et intacts. Or, les ressources naturelles des écosystèmes, comme l'eau potable et les sources de nourriture que fournit le milieu ambiant, ont subi de durs coups, et des phénomènes comme les changements climatiques et les désastres naturels aggravent ces problèmes.
Pour les pauvres, dont le savoir et les pratiques ancestrales contribuent grandement à la protection de l'environnement et des ressources naturelles, le milieu physique et la survie sont plus étroitement liés :
- Les pauvres sont souvent les premiers à subir les conséquences de la détérioration de l'environnement.
- Un grand nombre d'entre eux vivent sur des terres marginales ou dans des zones à risque élevé, menacées par des inondations ou des glissements de terrain et exposées aux périls de désastres naturels.
- En général, les pauvres n'ont pas de droits garantis d'accès aux ressources naturelles.
- Ils sont moins en mesure de protéger leur environnement et d'améliorer leurs modes de subsistance et leur bien-être faute d'information et du savoir-faire nécessaires.
- Pour survivre, un grand nombre de pauvres sont souvent acculés à une exploitation non durable de leurs ressources naturelles, ce qui contribue à la dégradation de l'environnement et les fait sombrer davantage dans la pauvreté.
- Les femmes, principales productrices de nourriture et responsables de la corvée d'eau et de bois dans le monde, sont durement frappées par la détérioration de l'environnement et par l'absence de droits fonciers et de contrôle sur les ressources.
La vision internationale
La communauté internationale collabore depuis plus d'une trentaine d'années pour protéger l'environnement. Le Canada a joué un rôle de premier plan dans le cadre de la négociation d'importants accords internationaux, notamment :
À titre d'État partie à ces conventions, le Canada aide également ses partenaires des pays en développement à les mettre en œuvre. Assurer un environnement durable est au nombre des
Objectifs du Millénaire pour le développement (objectif 7). Il est également d'une importance fondamentale pour réaliser les autres objectifs. Ces accords mettent en évidence le lien entre la pauvreté, l'équité et la viabilité de l'environnement, ainsi que l'importance de la collaboration entre les pays relativement aux enjeux environnementaux mondiaux.
La stratégie de l'ACDI
La viabilité de l'environnement est une priorité de programmation des activités de coopération au développement du Canada.
L'environnement fait par ailleurs partie intégrante de tous les aspects des activités de développement de l'ACDI. Son approche consiste à aider les pays partenaires à lancer, à maintenir et à améliorer des activités portant sur la viabilité de l'environnement, entre autres dans les domaines suivants :
- changements climatiques : réduction des émissions, protection de la végétation qui absorbe le carbone et adaptation aux changements climatiques;
- dégradation des sols : amélioration de la gestion des ressources naturelles, remise en état des terres, conservation par la participation locale, accès accru des femmes à la propriété foncière et au crédit, ainsi que formation et sensibilisation;
- eau potable et assainissement : programmes portant sur l'eau et l'assainissement élaborés et mis en œuvre par les pauvres, reposant sur une plus grande participation des femmes, et renforcement des capacités des institutions qui régissent la gestion des ressources hydriques;
- urbanisation : amélioration de l'accès aux services essentiels, de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement, notamment pour les pauvres en milieu urbain, ainsi qu'aux technologies non polluantes.
L'ACDI travaillera également à renforcer les accords environnementaux mondiaux et à accroître la capacité de ses partenaires pour qu'ils puissent les mettre en œuvre. Par ailleurs, l'Agence continuera de s'acquitter de ses obligations juridiques en vertu de la
Loi canadienne sur l'évaluation environnementale et la directive du Cabinet de 1999 sur l'Évaluation stratégique environnementale, pour veiller à ce que les considérations environnementales demeurent un aspect fondamental des activités de développement de l'Agence et de ses partenaires du développement.
L'
egalité entre les femmes et les hommes fait partie intégrante de toutes les activités portant sur la viabilité de l'environnement, afin que les femmes aient accès de manière équitable aux ressources et à la prise de décisions.