Le Kenya est le havre de la stabilité et le moteur économique de l'Afrique de l'Est. Son secteur privé, ses infrastructures et ses services financiers robustes contribuent grandement à la croissance de la région. Ses activités diplomatiques et ses initiatives de maintien de la paix renforcent aussi son rôle de stabilisateur.
Toutefois, les élections contestées de 2007 ont entraîné le Kenya dans un conflit interne et une période d'instabilité dévastateurs. La violence postélectorale a eu des répercussions particulièrement graves sur le système d'éducation. Des écoles ont été détruites ou transformées en camps pour les personnes déplacées. Les élèves et les professeurs eux-mêmes ont été déplacés, et plusieurs ont perdu des semaines ou des mois de cours.
Cette instabilité a également nui à l'économie du Kenya : les exportations des produits de base ont diminué, et le tourisme a enregistré une forte baisse. L'insécurité alimentaire a aussi touché certaines régions souvent frappées par la sécheresse. Malgré tout, le Kenya peut compter sur un secteur privé dynamique et une classe moyenne grandissante pour l'aider à stimuler une croissance économique soutenue.
Un accord de partage du pouvoir a été négocié en 2008. Il a permis de résoudre une partie du conflit au Kenya, surtout grâce à la réforme des institutions juridiques et politiques. Mais ces progrès pourraient être compromis. Pour que le Kenya puisse atteindre une prospérité durable, il doit s'engager à améliorer sa gouvernance. Grâce au dynamisme de sa société civile et à l'indépendance de ses médias, il a un grand potentiel pour réaliser des progrès.
En 2011, le Kenya occupait le 143e rang sur 187 pays selon l'indice du développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement. Un Kényan sur cinq vit avec moins de 1,25 $US par jour. Le pays est en voie d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement consistant à assurer l'éducation primaire pour tous et à promouvoir l'égalité des sexes dans l'éducation.
La programmation de l'ACDI au Kenya est harmonisée avec la nouvelle stratégie de planification nationale à long terme de ce pays, Kenya Vision 2030 (PDF, version abrégée en anglais, 3,32 Mo, 32 pages).
Les activités de l'ACDI au Kenya ont pour but d'aider le pays à offrir aux enfants et aux jeunes de meilleures perspectives d'avenir en améliorant l'enseignement primaire, en renforçant la gouvernance démocratique et en améliorant l'efficacité du secteur public.
L'ACDI continue d'améliorer l'accès à une éducation primaire de qualité au Kenya. Pour y parvenir, elle appuie la construction de nouvelles salles de classe et aide les élèves à compléter leurs études primaires, surtout dans les régions les plus pauvres, là où les taux de décrochage scolaire sont les plus élevés.
L'ACDI s'efforce surtout d'améliorer la gestion financière du secteur public, la responsabilisation et la prestation de services. Le Canada continue d'appuyer le Kenya dans sa réforme du secteur public en partageant son propre modèle et son savoir-faire.
La gouvernance démocratique est l'un des thèmes prioritaires du gouvernement du Canada en matière d'aide internationale. C'est aussi un des thèmes transversaux de l'ACDI.
Le Kenya adhère à la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement (PDF, 1,55 Mo, 26 pages). Des progrès considérables ont été réalisés dans la mise en œuvre des principes d'efficacité de l'aide ― surtout au chapitre de l'harmonisation entre les donateurs ― grâce à la Stratégie d'aide conjointe au Kenya 2007-2012 (PDF en anglais, 7,4 Mo, 105 pages). Cette stratégie a été signée par 17 donateurs bilatéraux, dont le Canada, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et les Nations Unies. Elle est conforme à la vision du gouvernement du Kenya pour 2030, démontrant ainsi une prise en charge locale.
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