| Mécanisme d'aide |
Montant en M$
|
|---|---|
| Bilatéral | |
| 5,09 | |
| 4,86 | |
| 23,55 | |
| 13,60 | |
| Total | 47,10 |
Le Kenya est le moteur économique et le principal facteur de stabilité de l'Afrique de l'Est. Son secteur privé, ses infrastructures et ses services financiers robustes contribuent grandement à la croissance de la région. Les activités diplomatiques et les initiatives de maintien de la paix du Kenya renforcent aussi son rôle de stabilisateur régional.
Cependant, le pays est confronté à des obstacles majeurs sur le plan du développement, comme l'insécurité transfrontalière, les grandes inégalités de revenus, les sécheresses répétées et le chômage chez les jeunes. Les retombées des élections contestées de 2007 ont été dévastatrices. La violence postélectorale a eu de graves répercussions sur le système d'éducation, puisque des écoles ont été détruites ou transformées en camps pour les personnes déplacées. Les élèves et les professeurs eux-mêmes ont été déplacés, et bon nombre ont perdu des semaines ou des mois de cours.
À la suite d'un accord de partage du pouvoir, négocié en 2008, qui a permis de mettre fin à la crise, le Kenya s'est lancé dans un ambitieux programme de réformes. Notamment, la nouvelle constitution adoptée en 2010 promettait de déléguer des pouvoirs aux nouvelles administrations des districts et de réformer les institutions juridiques et politiques du Kenya. La capacité de ce pays d'atteindre une prospérité durable dépend de son engagement à l'égard de l'amélioration de sa gouvernance et de la réalisation des promesses de la constitution. Le Kenya, grâce au dynamisme de sa société civile et à l'indépendance de ses médias, a un grand potentiel pour réaliser des progrès. Le pays peut aussi compter sur un secteur privé dynamique et une classe moyenne grandissante pour stimuler sa croissance économique.
Le pays se classe au 143e rang sur 187 pays dans l'indice du développement humain de 2011 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Bien qu'un Kényan sur cinq vive avec moins de 1,25 $US par jour, le pays a fait des progrès importants en vue d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en ce qui touche l'éducation primaire pour tous et l'égalité des sexes dans l'éducation.
La programmation de l'ACDI au Kenya est étroitement harmonisée avec sa nouvelle stratégie de planification nationale à long terme, dont le nom officiel est Kenya Vision 2030 (en anglais).
L'objectif du programme de l'ACDI est de permettre au Kenya d'offrir aux enfants et aux jeunes de meilleures perspectives d'avenir, en améliorant l'enseignement primaire, et de renforcer la gouvernance démocratique, en améliorant l'efficience et l'efficacité du secteur public.
L'ACDI continue d'améliorer la qualité de l'éducation au Kenya en collaborant avec le gouvernement pour former des enseignants compétents et faire des écoles des milieux propices à l'apprentissage, où les enfants, surtout les filles, se sentent en sécurité et sont en santé et bien nourris. Elle s'efforce d'œuvrer dans les régions les plus défavorisées du pays, où les taux de décrochage sont les plus élevés, et soutient des initiatives qui proposent des solutions novatrices aux collectivités les plus marginalisées, comme l'apprentissage accéléré pour les enfants réfugiés et les écoles mobiles pour les enfants nomades.
L'ACDI préconise la responsabilisation du secteur public et l'engagement des citoyens pour améliorer la prestation des services publics aux Kényans. En collaborant avec les institutions publiques, les organisations communautaires et la société civile, le Canada favorise la bonne gouvernance dans des domaines comme l'éducation de base, la participation des femmes à la vie politique, la prévention des conflits, les systèmes électoraux, la gestion des finances publiques et la participation communautaire.
La gouvernance démocratique constitue l'un des cinq thèmes prioritaires du gouvernement du Canada pour l'aide internationale et l'un des thèmes transversaux de l'ACDI.
Le Kenya adhère à la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement (PDF, 1,55 Mo, 26 pages). Des progrès considérables ont été réalisés dans la mise en œuvre des principes d'efficacité de l'aide, particulièrement au chapitre de l'harmonisation entre les donateurs, grâce à la , grâce à la Stratégie d'aide conjointe au Kenya 2007-2012 (en anglais), qui a été signée par 17 donateurs bilatéraux, dont le Canada, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et les Nations Unies. Cette stratégie s'harmonise aussi à la vision du gouvernement du Kenya pour 2030, ce qui démontre une prise en charge locale.
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