| Mécanisme d'aide |
Montant en M$
|
|---|---|
| Bilatéral | |
| 3,85 | |
| 1,47 | |
| 0,16 | |
| 0,99 | |
| Total | 6,47 |
Cuba est plutôt développée comparativement à d'autres pays des Caraïbes : en 2011, elle occupait le 51e rang sur 187 pays selon l'indice du développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement. Néanmoins, ce pays a encore bien des défis à relever du point de vue du développement.
Pour le gouvernement de Cuba, la sécurité alimentaire est un enjeu prioritaire. Le pays est loin de l'autonomie à ce chapitre en raison de sa faible productivité agricole et de ses chaînes de production déficientes : en 2009, il a dû importer environ 80 % des denrées alimentaires requises pour répondre aux besoins de sa population. Cuba a subi les effets de la crise économique mondiale, qui a entraîné une importante baisse de ses exportations.
La vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles était manifeste en 2008, année où Cuba a été frappée par plusieurs tempêtes et ouragans dévastateurs qui ont grevé son économie et ses infrastructures : les pertes ont totalisé 10 milliards de dollars américains, soit 20 % du produit intérieur brut. Le 25 octobre 2012, l'ouragan Sandy a touché durement Santiago de Cuba; deuxième plus grande ville du pays, elle compte 500 000 habitants et revêt une grande importance sur le plan économique dans l'Est de Cuba.
De l'aveu du gouvernement cubain, la structure politique centralisée du pays entrave la productivité économique. Et s'il est vrai que les systèmes d'éducation et de santé de Cuba sont reconnus sur la scène internationale, la plupart des institutions cubaines demeurent inefficaces. Pour que Cuba puisse s'intégrer pleinement à l'économie mondiale, il faut l'aider à se doter de pratiques commerciales modernes et d'institutions publiques plus responsables et transparentes.
En avril 2011, le gouvernement cubain a adopté de nouvelles politiques qui transforment son modèle économique centralisé en un modèle plus orienté sur une économie de marché décentralisée. De plus, Cuba s'affaire à réduire la taille du secteur public (environ 1 million d'emplois seront abolis) et à décentraliser quelque peu ses processus décisionnels en les confiant à des ordres de gouvernement inférieurs et au secteur privé émergent (on voit notamment apparaître de nouvelles formes de coopératives et des travailleurs autonomes).
Des signes montrent qu'un changement s'amorce. En effet, les particuliers peuvent vendre et acheter des propriétés et se déplacer plus librement dans le pays et à l'étranger, et des terres appartenant à l'État sont louées à des agriculteurs et à des coopératives en pleine croissance. En janvier 2013, une nouvelle loi fiscale qui exige la perception de l'impôt sur le revenu et d'autres types d'impôt est entrée en vigueur.
Cuba a atteint les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) consistant à assurer l'éducation primaire pour tous, à promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et à réduire la mortalité infantile. De plus, elle est en bonne voie d'atteindre les OMD suivants : réduire l'extrême pauvreté et la faim, améliorer la santé maternelle et combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies.
Les cinq provinces situées à l'extrémité est de Cuba sont plus pauvres que les autres régions du pays, car elles sont moins développées, plus difficiles d'accès et plus vulnérables aux catastrophes naturelles.
L'ACDI dialogue en permanence avec le gouvernement de Cuba au sujet des priorités relatives au développement. Elle aide le pays à maintenir ses acquis sur le plan social tandis que s'opère la libéralisation économique, répondant ainsi au vœu exprimé par les autorités cubaines. Tout au long de ces discussions, le Canada cherche à répondre aux priorités de développement de Cuba en tenant compte des valeurs et du savoir-faire du Canada.
L'ACDI a harmonisé sa programmation avec plusieurs des priorités définies par le gouvernement cubain, en particulier l'accroissement de la productivité agricole et la prestation plus efficace et plus responsable des services publics. C'est pourquoi les activités de l'ACDI à Cuba ont surtout pour but d'aider le pays à favoriser la croissance économique durable et la sécurité alimentaire. Il s'agit d'accroître la diversité, la disponibilité et la viabilité de la production alimentaire et de rendre la prestation des services publics plus efficace et plus responsable afin que tous les Cubains puissent en bénéficier.
L'ACDI collabore avec des organisations canadiennes et des partenaires multilatéraux de confiance pour soutenir les ministères et les institutions qui favorisent la croissance économique et participent activement à la mise en œuvre du processus de réforme économique à Cuba.
Le soutien de l'ACDI permet d'accroître la diversification, la productivité et la compétitivité du secteur agricole, surtout dans les provinces les plus pauvres. Il permet aussi d'aider Cuba à renforcer les petites entreprises et les coopératives en développant leurs compétences et en favorisant l'intégration et l'efficacité des chaînes de production.
Bien que Cuba n'ait pas adhéré à la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement (PDF, 1,55 Mo, 26 pages), elle en a appliqué certains principes, notamment en ce qui concerne la responsabilité mutuelle des donateurs et des organisations bénéficiaires et la prise en charge à l'égard des résultats des activités de développement. Le Canada, qui figure parmi les quatre principaux donateurs à Cuba, encouragera la coordination et l'harmonisation accrues entre donateurs.
Note : Si vous ne pouvez accéder aux documents fournis dans un format de rechange, veuillez visiter la page d'aide.