| Mécanisme d'aide |
Montant en M$
|
|---|---|
| Bilatéral | |
| 11,16 | |
| 2,58 | |
| 1,58 | |
| 8,65 | |
| Total | 23,97 |
Le Cambodge se remet de presque trente ans de guerre, de conflit civil et de stagnation économique. Après la défaite du régime des Khmers rouges, le pays ne disposait que de quelques institutions fonctionnelles et de dossiers gouvernementaux, et il ne comptait que peu de citoyens instruits. Aujourd'hui, le Cambodge est une monarchie constitutionnelle dotée d'un gouvernement élu. Depuis les années 1990, le pays a réalisé des progrès importants en matière de développement en effectuant une transition efficace vers une démocratie multipartite, en réduisant considérablement la pauvreté chez les Cambodgiens et en évoluant vers un modèle d'économie de marché.
Des réformes gouvernementales constantes et un développement du secteur privé axé sur les exportations ont insufflé un essor à l'économie cambodgienne, qui a atteint entre 1998 et 2008 une croissance moyenne de près de 10 % du produit intérieur brut. L'économie cambodgienne ayant bien résisté au ralentissement économique mondial, elle est parvenue à un solide taux de croissance annuelle de 7,1 % en 2011, en grande partie grâce à la croissance de la production agricole et du tourisme. Sur le plan des investissements privés, le Cambodge a avancé de cinq rangs en 2012 dans l'indice Doing Business, qui indique avec quels pays il est facile de faire des affaires. Le Cambodge se classe maintenant au 133e rang sur 185 pays, tout juste après l'Inde.
La Banque mondiale estime que le Cambodge a atteint le principal Objectif du Millénaire pour le développement, qui consistait à réduire la pauvreté de moitié avant 2010. Cependant, un Cambodgien sur quatre vit encore avec moins de 1,25 $ par jour. La plupart de ces personnes habitent dans des régions rurales. Bien que les progrès du Cambodge en vue d'atteindre d'autres OMD relatifs à la santé et à l'éducation soient solides, ce pays demeure l'un des plus pauvres de l'Asie du Sud Est; il se situe d'ailleurs au 139e rang sur 187 pays d'après l'Indice du développement humain de 2011 des Nations Unies.
Les normes nutritionnelles des Cambodgiens sont particulièrement faibles. De fait, près de 40 % des enfants cambodgiens souffrent chroniquement de malnutrition et d'une carence en nutriments. Le Cambodge demeure aussi aux prises avec des enjeux environnementaux liés à la gestion efficace des ressources naturelles du pays ainsi que de graves enjeux liés à la gouvernance, y compris la corruption et des allégations concernant des restrictions imposées aux voix dissidentes et aux partis de l'opposition.
L'économie cambodgienne demeure axée sur l'agriculture de base; elle doit se diversifier et devenir plus efficace et plus concurrentielle. Le fait que le Cambodge continue d'importer la plupart de ses aliments des pays voisins a affecté la balance commerciale du pays au fil des ans. Il est très difficile d'améliorer la productivité agricole depuis que toutes les formes de propriété privée et de titres fonciers ont été abolies pendant la guerre et depuis, le Cambodge est l'un des pays qui compte le plus de mines au monde. De quatre à six millions de mines terrestres et autres engins non explosés y sont toujours enterrés et nuisent à plus de la moitié du pays. Au total, quelque 649 kilomètres carrés de terrains doivent encore être déminés.
Les programmes de l'ACDI au Cambodge concordent étroitement avec la National Strategic Development Plan Update 2009-2013 (mise à jour du plan de développement stratégique national de 2009-2013, en anglais) du Cambodge, qui met l'accent sur la promotion de la bonne gouvernance et la création de conditions propices à la croissance économique durable, entre autres par l'expansion du développement du secteur privé, la production agricole, la réforme foncière et le déminage.
Le programme-pays de l'ACDI au Cambodge vise à réduire la pauvreté grâce à une croissance économique durable et à l'augmentation de la sécurité alimentaire.
L'ACDI s'attache à aider les pauvres des régions rurales à débarrasser leurs terres des mines terrestres mortelles afin de les rendre cultivables. Elle aide aussi les personnes démunies en région rurale à obtenir un accès légal à des titres fonciers à partir de méthodes communautaires efficaces, transparentes et participatives. L'ACDI est un donateur important dans l'administration des terres au Cambodge et a joué un rôle actif au sein du groupe de travail de la gestion foncière.
L'ACDI s'est attachée à appuyer l'agriculture à petite échelle grâce à la création de coopératives rurales, à la prestation de services de vulgarisation agricole améliorés offerts aux agriculteurs et à l'accès élargi à des renseignements sur les marchés, dont ont profité les agriculteurs et les négociants. Au cours des dernières années, dans le cadre de l'engagement pris par le Canada en vertu de la Convention relative à l'aide alimentaire, l'ACDI a également permis à des Cambodgiens extrêmement vulnérables de combler leurs besoins alimentaires de base et de mieux s'adapter aux catastrophes naturelles grâce à une combinaison des programmes Vivres contre éducation, Vivres contre travail et ceux consacrés à l'aide alimentaire. Ensemble, les efforts visant la sécurité alimentaire appuyés par l'ACDI ont aidé à accroître la productivité agricole et la quantité de nourriture sécuritaire et nutritive à laquelle ont accès les pauvres des régions rurales au Cambodge.
Le gouvernement royal du Cambodge souscrit à la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement (PDF, 1,55 Mo, 26 pages) et au Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement. Avec l'appui de donateurs comme l'ACDI, le gouvernement cambodgien soutient de plus en plus d'approches de programmation ainsi que le recours aux systèmes gouvernementaux nationaux pour la prestation de services. Au cours des dernières années, le gouvernement a considérablement amélioré la transparence et la responsabilisation dans les rapports sur les résultats grâce à l'élaboration d'indicateurs conjoints de suivi du développement et de l'établissement d'une base de données sur la coopération internationale accessible au public.
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