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Le Fonds international de développement agricole

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Aperçu

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a pour mission de donner aux pauvres des milieux ruraux les moyens d'assurer leur sécurité alimentaire et de se sortir de la pauvreté. Organisme spécialisé des Nations Unies, le Fonds finance des projets de développement agricole et rural innovateurs en accordant des prêts à faible taux d'intérêt et des subventions. Ces projets visent à aider les pauvres à accroître leur production alimentaire et leurs revenus, ainsi qu'à améliorer leur santé et leur nutrition.

À l'échelle mondiale, près de deux milliards de personnes en milieu rural vivent avec moins de 2 dollars américains par jour. La plupart sont de petits exploitants agricoles qui, avec leur famille, ne subsistent que grâce à l'agriculture.

Le Canada est un membre fondateur du FIDA et possède un siège au sein de son Conseil d'administration, qui est constitué de 18 membres.

En octobre 2009, le Canada a doublé son aide au Fonds, qui s'est chiffrée à 75 millions de dollars sur les trois prochaines années dans le cadre de la stratégie de l'ACDI pour accroître la sécurité alimentaire. Cette contribution est un élément important de l'annonce faite par le premier ministre au Sommet du G-8 à L'Aquila, en 2009, selon laquelle le Canada doublerait ses investissements dans le secteur de la sécurité alimentaire.

L'ACDI, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et de la Norvège, a contribué à une évaluation (en anglais) (PDF, 277 Ko, 78 pages) indépendante des efforts de réforme du FIDA et aide actuellement à renforcer la capacité d'évaluation de l'organisation. En outre, l'ACDI travaille étroitement avec le FIDA pour consolider ses politiques et ses pratiques liées à l'égalité entre les femmes et les hommes.

Depuis 1978, le Fonds a permis à plus de 350 millions de personnes d'accroître leurs récoltes, de mieux gérer leurs terres et d'autres ressources naturelles et d'acquérir des compétences. Ces personnes ont également pu démarrer de petites entreprises, établir des organisations sur des assises solides et prendre une plus grande part aux décisions touchant leur vie.

Priorités

Le mandat du FIDA correspond étroitement à deux priorités thématiques de l'ACDI : accroître la sécurité alimentaire et favoriser une croissance économique durable. Le Fonds travaille directement avec les petits exploitants agricoles dans 90 pays à revenu faible et intermédiaire, dont l'Afghanistan, Haïti et le Soudan. Environ la moitié de ses programmes sont réalisés en Afrique.

Sécurité alimentaire

Comme le FIDA concentre ses efforts dans le secteur du développement durable, il est l'un des partenaires multilatéraux clés de l'ACDI ayant à cœur l'augmentation de la production agricole et la prise en considération des besoins précis des petits exploitants.

Croissance économique

L'accent que met le FIDA sur les petits exploitants agricoles, qui représentent le plus important groupe d'entrepreneurs du secteur privé des pays en développement, s'inscrit dans la volonté de l'ACDI de soutenir la croissance des microentreprises et des petites entreprises. Il est important de faire en sorte que les 450 millions de petits exploitants agricoles partout dans le monde ― dont le tiers de la population mondiale dépend ― reçoivent une aide adéquate et aient accès aux produits et services, particulièrement les connaissances et la technologie. La hausse de leur productivité et l'amélioration de la nutrition aura pour effet d'accroître les revenus et d'améliorer l'état de santé de leurs familles et de leurs collectivités.

Stratégie de collaboration de l'ACDI avec le FIDA

Le travail de l'ACDI avec le FIDA est axé sur les trois objectifs stratégiques suivants :

  1. Encourager le Fonds à investir davantage de ressources dans les petits exploitants agricoles, en particulier pour investir dans les gains de productivité qui permettront d'accroître la production alimentaire et d'améliorer la qualité nutritionnelle des aliments récoltés. Pour y arriver, il faudra entre autres :
    • renforcer les stratégies des pays membres du FIDA afin de s'assurer que les petits exploitants agricoles (en particulier les femmes) tirent profit des projets appuyés par l'organisation;
    • améliorer les liens entre les petites entreprises agricoles et les marchés internationaux et nationaux;
    • encourager le FIDA à collaborer plus étroitement avec les centres de recherche agricole internationale ― en particulier le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale ― afin de transposer à grande échelle les innovations testées auprès des petits exploitants agricoles.
  2. Collaborer avec le FIDA afin de s'assurer que ses programmes cadrent avec les systèmes de sécurité alimentaire aux niveaux national, régional et international. Pour y arriver, il faudra entre autres :
    • tirer parti de l'expérience du Fonds auprès des exploitants agricoles les plus pauvres du monde afin de faire participer plus activement d'autres organisations et d'autres groupes qui contribuent au développement agricole, comme les bailleurs de fonds multilatéraux, les organisations non gouvernementales, les universités et le secteur privé;
    • mieux coordonner les activités avec ces groupes et envisager un recours accru aux programmes conjoints.
  3. Encourager le FIDA à mettre à profit ses récentes réformes visant à améliorer l'efficacité de l'organisation. Pour y arriver, il faudra entre autres :
    • encourager le Fonds à continuer de mettre en œuvre le cadre de gestion axée sur les résultats de développement, lequel vise à améliorer la capacité du FIDA de mesurer et d'atteindre des résultats sur le terrain, ainsi que d'en faire rapport;
    • encourager le Fonds à raffermir son rôle d'évaluateur indépendant et à mettre en place la stratégie en matière de ressources humaines qu'il a récemment adoptée.

Réalisations

En 2010, grâce au soutien de l'ACDI et d'autres donateurs, le Fonds a permis de :

  • former 277 000 personnes en affaires et entrepreneuriat et 1 169 000 personnes en gestion communautaire;
  • former 4 millions de personnes à l'utilisation de pratiques et technologies agricoles améliorées;
  • réparer ou de construire 21 000 kilomètres de routes, ce qui a renforcé les réseaux routiers en milieu agricole;
  • former plus de 63 000 personnes en gestion des ressources naturelles par l'entremise de 13 projets;
  • construire 145 installations de marché et 22 installations d'entreposage dans neuf pays de l'Asie-Pacifique;
  • renforcer l'accès des producteurs aux marchés par la formation de plus de 22 000 personnes pauvres en milieu rural de l'Asie-Pacifique aux techniques de postproduction, de transformation et de commercialisation pour leur permettre d'ajouter de la valeur à leurs marchandises et d'obtenir le meilleur prix;
  • contribuer à la mise sur pied de six associations de commercialisation pour les agriculteurs en Égypte, qui comptent 12 500 membres, et de réaliser d'importantes activités de formation et de renforcement des capacités. Grâce à celles-ci, plus de 2 000 agriculteurs ont signé des contrats avec des entreprises du secteur privé pour vendre 21 cultures différentes;
  • moderniser les technologies de transformation et de former plus de 900 entrepreneurs en développement des affaires et commercialisation au Ghana, ce qui fait que le manioc est devenu une culture commerciale et exportée;
  • inciter près de 6 500 femmes à ouvrir un compte d'épargne auprès d'exploitants du secteur privé et, au cours des cinq dernières années, plus de 11 000 agriculteurs pauvres à souscrire une assurance-vie au Pérou.

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