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Notes pour une allocution de l’honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, à l’occasion du lancement de la stratégie sur les enfants et les jeunes

Toronto (Ontario)
20 novembre 2009

L'allocution prononcée fait foi

Bonjour. Je tiens d'abord à vous remercier de votre présence à l'occasion de la Journée mondiale de l'enfance.

Comme l'a déclaré un jour Nelson Mandela, les enfants et les jeunes sont la pierre sur laquelle sera bâti notre avenir.

La population mondiale des enfants et des jeunes est plus nombreuse que jamais, à un point tel qu'on peut entrevoir un véritable « tsunami de la jeunesse ».

Près de la moitié de la population mondiale, ou 3,4 milliards de personnes, ont moins de 25 ans. 90 % d'entre elles vivent dans les pays en développement.

Mais si les enfants ne peuvent parvenir au plein épanouissement, on peut se demander à juste titre ce qu'il adviendra de leurs familles, de leurs collectivités, de leur pays et, en bout de ligne, du monde dans lequel nous vivons.

Dans ce contexte, le Canada peut être très fier des progrès accomplis grâce au soutien que l'ACDI a offert pour les enfants des pays en développement, tout particulièrement dans les domaines de la santé et de l'éducation.

Partant de ces réalisations, notre gouvernement a, dans son plan d'action pour accroître l'efficacité de l'aide, mis les enfants et les jeunes au nombre des grands thèmes prioritaires du programme canadien de développement international.

Notre travail sera orienté en fonction de trois volets d'intervention :
  • la santé et la survie des enfants, y compris la santé maternelle
  • l'accès à une éducation de qualité
  • la sécurité des enfants et des jeunes
Nous savons déjà que les pays qui comptent une importante proportion de jeunes ont des défis de plus en plus imposants à relever pour leur assurer l'accès à l'éducation, à un emploi et aux soins de santé.

Nous savons aussi que, parmi les démunis, les enfants sont les plus vulnérables.

C'est le cas en particulier des filles et des jeunes femmes, qui sont moins instruites, ont une santé plus fragile et sont privées de certains droits.

Selon le Réseau du développement humain de la Banque mondiale, les pays en développement et les donateurs qui ont à coeur un développement socioéconomique durable ont intérêt à investir avant tout dans des initiatives bénéficiant aux adolescentes, ce qui ne peut que profiter à leurs familles et aux collectivités, à tous en somme. Si pareil investissement était important bien avant la crise mondiale, il l'est d'autant plus dans la conjoncture actuelle.

C'est pourquoi nous nous attarderons aux besoins des filles et des jeunes femmes dans le cadre de nos actions en faveur des enfants et des jeunes, de la même manière que nous axerons nos initiatives de sécurité alimentaire sur les femmes qui gèrent de petites exploitations agricoles.

J'ai la conviction que notre travail contribuera véritablement à améliorer le sort des pauvres.

Permettez-moi maintenant de vous expliquer comment l'ACDI compte mettre en oeuvre les trois volets de sa stratégie sur les enfants et les jeunes.

Une société peut difficilement aspirer à la prospérité si elle ne veille pas à la santé des mères et à la survie des nourrissons. C'est ce qu'on a pu entendre lors de la récente Conférence canadienne sur la santé internationale.

L'UNICEF, la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé font état que, malgré les progrès réalisés au cours des deux dernières décennies, on dénombre chaque année encore près de 9 millions d'enfants qui ne parviennent pas à leur cinquième anniversaire.

De fait, des millions d'enfants meurent tous les ans dans les pays en développement des suites de maladies comme le paludisme, la pneumonie et le VIH/sida.

D'après les données de l'UNICEF, en 2007, quelque 420 000 enfants avaient contracté le VIH par l'entremise de leur mère et la moitié d'entre eux sont décédés avant l'âge de deux ans.

Par ailleurs, le paludisme emporte chaque année 750 000 enfants de moins de 5 ans, pour la plupart en Afrique.

Quant à la diarrhée, elle ferait 1,5 million de victimes annuellement parmi les enfants.

Et dire que de simples traitements, peu coûteux, permettraient d'épargner bien des vies.

Nous voulons que les enfants survivent et soient bien portants lorsqu'ils célébreront leur cinquième anniversaire, et les autres à venir.

La nutrition joue un rôle fondamental dans le développement des jeunes enfants. Elle est essentielle si l'on veut que la population soit et demeure en santé.

Pour les personnes particulièrement vulnérables, la malnutrition conduit à de graves maladies, notamment la cécité, des troubles mentaux ou des affections qui sont fatales.

L'Organisation mondiale de la santé estime d'ailleurs que plus du tiers des décès chez les enfants sont attribuables à la malnutrition.

Il importe de noter ici que la vitamine A, l'iode et d'autres micronutriments sont vitaux pour la santé des jeunes enfants et des mères.

Voilà pourquoi j'ai annoncé le mois dernier que nous allions réaliser, dans le cadre de notre stratégie sur la sécurité alimentaire, des activités liées à l'alimentation et à la nutrition.

Le Canada, l'un des fondateurs et des principaux donateurs de l'Initiative pour les micronutriments, s'est acquis une réputation de chef de file en ce qui concerne la supplémentation en vitamine A et en iode.

D'après l'UNICEF, 6 millions d'enfants ont échappé à des déficiences mentales grâce à l'appui accordé par le Canada aux programmes d'iodation du sel.

Tout comme la Banque mondiale, nous croyons qu'il s'agit probablement de la technique par excellence pour améliorer le sort des gens, à peu de frais et en peu de temps.

Je suis donc heureuse d'annoncer le renouvellement du partenariat entre l'ACDI et ce programme efficace qu'est l'Initiative pour les micronutriments.

Nous offrons un nouvel apport substantiel de 150 millions de dollars échelonné sur 5 ans, qui permettra à des millions d'autres enfants et de femmes enceintes d'obtenir les micronutriments dont ils ont besoin.

Autre fait digne de mention : chaque année, l'immunisation de plus de 100 millions d'enfants sauve au delà de 2,5 millions de vies.

À titre d'exemple, en Afrique subsaharienne, l'immunisation contre trois maladies infantiles bien connues, à savoir la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, a nettement progressé.

Tandis qu'à peine la moitié des enfants africains étaient vaccinés contre ces maladies en 1998, près des trois quarts étaient inoculés en 2007.

L'ACDI misera sur ces réalisations au moment de matérialiser sa stratégie sur les enfants et les jeunes.

En tant que parents, nous savons pertinemment qu'il faut souvent réagir très vite quand un enfant est malade. Par conséquent, le fait d'avoir accès à des services médicaux dans un délai de 24 à 48 heures peut sauver une vie.

Toutefois, les deux tiers des enfants qui meurent dans les pays en développement ne voient jamais aucun dispensateur de soins de santé ou ne mettent jamais les pieds dans un hôpital ou une clinique.

Les distances sont trop grandes et les services, inaccessibles.

Le Canada est conscient qu'il doit améliorer l'accès aux soins de santé ainsi que les services et les systèmes de santé de base qui sont vitaux pour la santé des mères, des femmes enceintes et des enfants.

Premièrement, nous voulons améliorer l'accès des enfants et des mères aux soins de santé de base et rapprocher ces services de leur lieu de résidence, particulièrement dans les collectivités où ils forment la majorité de la population.

C'est cet objectif qui a amené, en 2007, le gouvernement à adopter une approche communautaire dans le domaine des soins de santé.

Dans le cadre de l'Initiative pour sauver un million de vies, qui est pilotée par le Canada, l'UNICEF travaille maintenant avec des partenaires dans les pays en développement pour former des villageois, qui deviendront des travailleurs de la santé de première ligne.

À ce jour, l'aide fournie par le Canada a permis de former plus de 20 000 villageois à la prestation de services de santé de base, comme l'administration d'antibiotiques et l'immunisation des enfants contre les maladies courantes.

Le leadership du Canada dans ce domaine précis se traduit maintenant par la fourniture de services communautaires de soins de santé de base à un plus grand nombre d'enfants et à leurs mères.

Par ailleurs, l'ACDI aidera les gouvernements des pays en développement à renforcer leur capacité en matière de soins de santé au moyen de projets de consolidation des systèmes et des établissements de soins de santé.

À cet égard, je suis heureuse d'annoncer un nouveau partenariat entre l'ACDI, l'Hôpital pour enfants malades de Toronto et la SickKids Foundation.

L'ACDI fournira jusqu'à 2,4 millions de dollars sur trois ans pour appuyer le SickKids Global Child Health Program.

Dans le cadre d'un partenariat avec le collège des sciences de la santé de l'Université du Ghana et l'hôpital universitaire Korle Bu, ce projet permettra d'accroître le nombre d'infirmières et d'infirmiers pédiatriques qualifiés ayant une solide formation.

Ce projet permettra également de former des chefs de file de la santé des enfants au Ghana, en Tanzanie et en Éthiopie.

Certes, nous améliorons les soins de santé des nourrissons et des enfants, mais nous devons aussi être conscients que chaque année plus d'un demi-million de femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l'accouchement, presque toutes des femmes vivant dans des pays en développement.

L'accouchement est la principale cause de décès chez les adolescentes.

Pourtant, nombre de ces décès pourraient être évités si les femmes avaient accès à des services comme les soins prénataux.

Le Canada a appuyé avec succès des initiatives efficaces visant à remédier à cette situation dévastatrice.

En Tanzanie, par exemple, nous avons aidé plus de 400 000 femmes à donner naissance à des bébés en santé.

Cependant, plus de 500 000 femmes partout dans le monde meurent encore de complications liées à la grossesse.

Dans le cadre de notre nouvelle stratégie, nous orienterons nos efforts vers des programmes efficaces qui aident les mères et permettent de s'assurer qu'elles sont suffisamment en bonne santé pour prendre soin de leurs nourrissons et de leurs enfants de moins de cinq ans.

Des efforts seront déployés pour prévenir et traiter les principales maladies infectieuses qui touchent surtout les mères et les enfants.

Enfin, nous appuierons des projets et des programmes qui visent à répondre aux besoins en soins de santé des mères et des enfants de moins de cinq ans.

Cependant, pour que les enfants se développent bien, ils doivent avoir accès à une éducation de base de qualité et à des possibilités d'apprentissage.

On a affirmé qu'en Afghanistan et en Haïti, le Canada était à l'avant-garde des efforts en vue de fournir une aide financière pour assurer l'éducation dans les pays où l'autorité et la capacité du gouvernement légitime sont limitées et où sévit un conflit prolongé.

L'ACDI s'est illustrée dans ce secteur à l'échelon international et continuera d'accroître la place accordée à l'éducation.

Par conséquent, le deuxième axe de la stratégie de l'ACDI sur les enfants et les jeunes sera l'accès à une éducation de base de qualité et les possibilités d'apprentissage; l'accent sera mis plus particulièrement sur les filles.

L'éducation des filles est un des investissements les plus profitables qu'un pays puisse faire.

Des filles et des femmes instruites sont plus susceptibles de se marier plus tard, d'avoir moins d'enfants et de faire en sorte que leurs enfants, tant les garçons que les filles, aillent à l'école.

Et elles risquent moins d'être exploitées.

Au Kenya, il a été signalé que si les agricultrices avaient le même niveau d'instruction et les mêmes ressources économiques que les hommes, leurs récoltes pourraient enregistrer une hausse de 22 %.

Malgré les nombreux avantages que procure l'éducation des filles, lorsque les familles sont confrontées à la pauvreté extrême, elles commencent par retirer les filles de l'école.

Le Canada peut être fier du travail accompli dans le domaine de l'éducation, et le mérite revient, dans une large mesure, à nos partenaires canadiens.

Au Sénégal, par exemple, la Fondation Paul-Gérin-Lajoie offre des cours d'alphabétisation aux jeunes marginalisés.

Et le Canada est le principal bailleur de fonds de la stratégie nationale en matière d'éducation de l'Afghanistan (EQUIP).

À Kandahar, le Canada finance la formation des enseignantes et contribuera au renforcement d'un mur de protection autour du collège de formation des enseignants ainsi qu'à la construction d'une nouvelle résidence au collège pour les étudiants des districts ruraux; en outre, il assure le transport sécuritaire des filles et des élèves-maîtres à partir et à destination de l'école.

Ce sont ces types de programmes qui permettront aux enfants et aux jeunes d'avoir accès à l'éducation de qualité qu'ils méritent, et ce, afin d'acquérir les compétences nécessaires pour bâtir leur avenir.

Mais 75 millions d'enfants n'ont pas accès à une éducation de base de qualité.

C'est pourquoi le Canada appuie l'Initiative de mise en oeuvre accélérée de l'Éducation pour tous.

Ce partenariat international entre les donateurs et les pays en développement est efficace. En fait, 20 millions d'enfants de plus fréquentent l'école en Afrique subsaharienne.

Le Canada maintiendra son appui à cette initiative; en effet, je suis heureuse d'annoncer à cet égard un engagement de 60 millions de dollars sur cinq ans.

La majorité de ces fonds servira à aider les pays en développement à mettre en oeuvre leur plans nationaux sectoriels de l'éducation.

En outre, ces fonds aideront à renforcer leurs compétences aux chapitres de l'élaboration de la politique en matière d'éducation, de la planification et de la gestion, y compris l'établissement de rapports sur les résultats.

L'ACDI gardera le cap; elle veillera à ce qu'un plus grand nombre d'enfants, particulièrement des filles, aient accès à l'éducation et à ce qu'ils complètent le cycle d'éducation de base.

Elle aidera les jeunes qui souhaitent acquérir des compétences essentielles, comme savoir lire et compter, pour être des citoyens productifs à l'âge adulte.

Notre nouvelle stratégie vise à améliorer la qualité de l'éducation grâce à la formation d'enseignants de qualité, à la production et à la distribution de manuels adaptés à la culture et à l'élaboration de programmes d'enseignement appropriés.

Pris ensemble, ces objectifs bien précis favoriseront l'atteinte de notre but ultime pour les enfants et les jeunes : faire en sorte qu'ils aient la capacité et le désir de continuer à apprendre et de devenir des membres productifs de leurs collectivités.

Je vais maintenant aborder le troisième et dernier axe de la stratégie : assurer la sécurité des enfants et des jeunes.

Nelson Mandela a déjà dit : « La sécurité ne se produit pas par hasard: elle résulte d'un consensus collectif et d'un investissement public. Nous devons à nos enfants une vie sans violence et sans peur. »

Selon la Banque mondiale, malheureusement, des milliers d'enfants dans le monde se sont vu ravir leur jeunesse et leur estime de soi en raison de la violence sexuelle et de l'exploitation qu'ils ont subies. Chaque année, 300 millions d'enfants sont victimes de violence.

Chaque année, quelque 1,2 million d'enfants font l'objet de trafic comme main-d'oeuvre à bon marché et esclaves sexuels.

En outre, près de 90 % des enfants qui travaillent comme domestiques sont des filles.

Selon l'UNICEF, si nous ne protégeons pas les enfants contre la violence et les mauvaise traitements, le travail, le mariage forcé, l'exploitation sexuelle, le service militaire avant l'âge et le recrutement comme enfants-soldats, nous priverons le monde de sa plus précieuse ressource.

En réponse à l'appel de M. Mandela en vue d'un consensus collectif et d'un investissement public, le Canada concentrera son attention dans quatre secteurs dans le cadre du volet de la stratégie portant sur la sécurité des jeunes et des enfants.

Soulignons tout d'abord que les gouvernements jouent un rôle clé pour ce qui est de créer un environnement sûr pour les enfants.

Cependant, les lois, les politiques et les cadres réglementaires dont disposent les pays en développement pour protéger les enfants sont souvent inadéquats.

Les pays n'ont pas les capacités, les connaissances ou les ressources financières et humaines pour protéger les travailleurs juvéniles, empêcher les pires formes de travail et mettre fin à la violence et aux mauvais traitements infligés aux enfants.

Ils n'ont pas l'expérience requise pour répondre aux besoins précis des filles victimes de violence.
C'est pourquoi nous entendons travailler avec nos pays partenaires pour les aider à se doter des capacités et des moyens légaux nécessaires pour protéger les enfants et les jeunes.

Aussi aiderons-nous nos pays partenaires à renforcer les capacités du secteur public en matière de protection des enfants.

Ainsi, nous pouvons miser sur les initiatives efficaces qui sont en cours au Darfour, par exemple.

En effet, dans cette région, l'ACDI fournit une aide afin que les enfants qui sont associés à des groupes armés ou qui ont des démêlés avec la justice soient réintégrés dans leurs collectivités.

Pour ce faire, les policiers, les enseignants, les fonctionnaires et l'appareil judiciaire collaborent pour appliquer une approche communautaire, une approche qui donne de réels résultats.

Par ailleurs, l'enregistrement des naissances est très important car il confère un statut légal à l'enfant, ce qui lui permet d'avoir accès aux services d'éducation et de santé et ce qui facilite la surveillance des enfants afin qu'ils soient moins exposés aux mauvais traitements et à l'exploitation.

En 2007, selon l'UNICEF, près de 51 millions de naissances dans les pays en développement n'ont pas été enregistrées.

Les enfants dont la naissance n'a pas été enregistrée proviennent presque toujours de familles pauvres, marginalisées ou déplacées.

En Haïti, par exemple, 60 % seulement des enfants sont officiellement enregistrés.

C'est pourquoi l'ACDI aide Haïti à mettre en place un système national d'enregistrement des naissances.

L'Afrique subsaharienne, où le tiers seulement des enfants sont enregistrés, compte le pourcentage le plus élevé d'enfants de moins de cinq ans non enregistrés. Il reste donc beaucoup à faire.

Dans le cadre de son engagement à l'égard d'un enseignement de qualité, l'ACDI aidera à créer et à maintenir des milieux d'apprentissage sûrs qui répondent aux besoins des filles et des garçons.

Enfin, dans les pays en développement, nous souhaitons offrir aux jeunes à risque des solutions de rechange à la violence et à la criminalité afin qu'ils deviennent des membres productifs de la société.

L'an dernier, j'ai eu la chance de voir comment un projet financé par l'ACDI en Colombie a contribué à aider 2 800 anciens enfants-soldats et d'autres enfants à rebâtir leur vie.

Les jeunes acquièrent les aptitudes nécessaires pour trouver des emplois à plein temps. Ils démarrent leurs propres entreprises et retrouvent leur place au sein de leurs familles et de leurs collectivités.

Il me tarde de me rendre à nouveau sur les lieux d'un projet qui visait alors la réadaptation de jeunes femmes et de jeunes hommes qui ont été victimes du commerce du sexe.

Lors de ma première visite, le site du projet se situait à l'extérieur de la ville, les jeunes étaient loin de leurs familles et ne pouvaient recevoir la visite que des responsables de l'aide juridique et de l'aide sociale.

Grâce à une meilleure concertation et à une meilleure coordination, les services sont maintenant offerts en ville, dans un immeuble consenti par le maire et facilement accessible aux jeunes qui souhaitent obtenir l'aide de travailleurs de l'aide juridique ou de l'aide sociale.

Grâce aux changements apportés, le projet est plus efficace et efficient. Il est désormais possible de surveiller les jeunes qui pourraient vouloir se livrer à nouveau au commerce du sexe.

Le projet est aujourd'hui bien ancré dans la collectivité. Il est plus efficace, car il permet de mieux surveiller les jeunes et il peut compter sur le soutien de l'administration locale.

Voilà les critères qui, selon l'ACDI, mèneront à des activités de développement plus efficaces et durables.

Si les interventions que nous menons pour assurer un avenir meilleur aux enfants et aux jeunes ne sont pas durables, nous aurons échoué dans notre mission.

Conformément à notre engagement à l'égard de l'efficacité de l'aide, nous nous concentrerons sur trois axes : la survie des enfants (dont la santé maternelle), l'accès à une éducation de qualité ainsi que la sûreté et la sécurité.
Il importe donc de mettre en oeuvre des activités efficaces et ciblées et d'en rendre compte.

Il faut souligner que l'ACDI, dans son travail en faveur des enfants et des jeunes, veillera à mettre en oeuvre des projets et des programmes qui sont durables, qui renforceront les capacités et qui appuieront la prise en charge locale.

Nous encourageons la mise en oeuvre de projets qui sont menés en collaboration avec les gouvernements et les collectivités, surtout ceux qui appuient les plans et les cadres locaux ou nationaux.

Ou ceux qui sont intégrés dans les stratégies nationales ou régionales de réduction de la pauvreté ou dans les stratégies sectorielles.

Dans le cadre de ses obligations redditionnelles, l'ACDI doit faire en sorte que les projets qu'elle finance soient assortis d'objectifs, tant qualitatifs que quantitatifs, clairement définis.

Ajoutons que l'ACDI informera les Canadiens des résultats obtenus dans son Rapport annuel sur le développement axé sur les résultats.

C'est la promesse que nous vous faisons aujourd'hui.

On dit que les enfants sont des messages vivants que nous adressons à une époque que nous ne connaîtrons pas.

Alors, quel est le message que ces enfants apporteront avec eux en notre nom ?

Nous souhaitons que les enfants qui vivent dans la pauvreté aujourd'hui deviennent des citoyens ingénieux, engagés et productifs, prêts à bâtir un avenir meilleur pour la génération suivante.

Nombre d'entre nous ne seront pas témoin de cette génération, mais nous pouvons être fiers d'avoir agi de bonne foi aujourd'hui pour bâtir un avenir meilleur.

À mon avis, il n'y a pas de meilleure façon de célébrer la Journée mondiale de l'enfance qu'en renouvelant notre promesse à l'égard des enfants et des jeunes qui ont tant besoin d'aide.

Merci.

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