Gouvernement du Canada

Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada

www.international.gc.ca

Note pour une allocution de l'honorable Beverley J. Oda ministre de la coopération internationale à l'occasion de la séance plénière sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE)

Le 21 novembre 2011

Ottawa (Ontario)

Bonjour et merci Margaret.

Avant d'aller plus loin, j'aimerais profiter de l'occasion pour remercier l'Organisation mondiale de la santé et le personnel de l'Agence canadienne de développement international, car, sans eux, nous ne pourrions pas assister à ces réunions.

Je suis heureuse une fois encore d'accueillir nos invités distingués, nos dirigeants et les spécialistes de la santé du Canada et de 21 pays du monde ici, au Canada, et à Ottawa.

J'espère que vous avez eu une belle soirée hier.

J'aimerais de nouveau souhaiter la bienvenue à l'honorable Hadji Hussein Mponda, ministre de la Santé et du Bien-être social de la Tanzanie.

C'est un honneur pour moi de coprésider cette réunion avec la Dre Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé. Le Canada est honoré de recevoir un si grand nombre d'éminents spécialistes de la santé des femmes et des enfants provenant des quatre coins de la planète.

Si je me fie à l'ambiance animée qui régnait dans la salle hier soir, je peux vous affirmer que le groupe partage une vision commune, et qu'il est engagé et dévoué. Et lorsque l'énergie est palpable, comme je l'ai dit hier soir, je pense que nous sommes entre bonnes mains.

Comme vous le savez, l'an dernier, le Canada a informé les pays du G8 de la lenteur des progrès dans l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement 4 et 5. Cette annonce a été suivie par le lancement de la Stratégie mondiale du Secrétaire général des Nations Unies sur la santé des mères et des enfants à l'occasion du Sommet des Nations Unies.

Depuis, le Canada a travaillé étroitement avec l'Organisation mondiale de la santé et ses partenaires de longue date en Tanzanie en sa qualité de coprésident de la Commission de l'information et de la responsabilisation en matière de santé de la femme et de l'enfant de l'ONU.

Sachez que le premier ministre Harper se sent privilégié d'avoir pu collaborer avec M. Kikwete, président de la Tanzanie, à cette commission, étant donné que celle-ci répond à un besoin si criant et qu'il est important d'obtenir des résultats réels et tangibles — un but auquel nous aspirons tous.

Le rapport de la Commission, intitulé Tenir les promesses, mesurer les résultats, constitue une étape importante vers l'atteinte de ce but et des objectifs de la Stratégie mondiale.

Dans son rapport, la Commission recommande dix mesures concrètes pour nous aider à nous concentrer sur les prochaines étapes. Parmi ces recommandations, mentionnons : améliorer les partenariats de tous nos partenaires, c'est-à-dire les donateurs, les gouvernements et les collectivités; collaborer à l'amélioration des systèmes d'information sanitaire aux niveaux international et national; faire un suivi des ressources, et établir un cycle de suivi, d'action et d'examen axé sur la responsabilisation qui, en fin de compte, mènera à des améliorations et à un apprentissage continus.

Nous devons nous concentrer sur le travail à accomplir, et c'est ce que le Canada a promis de faire. Grâce à nos efforts collectifs, la communauté internationale s'est engagée à donner plus de ressources que jamais, et c'est sans compter les engagements de pays en développement partenaires, d'organismes multilatéraux, de la société civile et du secteur privé.

En un peu plus d'un an, nos partenaires ont pris plus de 200 engagements dans le cadre de la Stratégie mondiale, ce qui constitue une réalisation remarquable et une étape encourageante.

En raison des pressions économiques mondiales actuelles, il est de plus en plus difficile de respecter ces engagements, et la responsabilisation à l'égard des résultats revêt une importance encore plus grande : il faut faire plus avec moins de ressources, accroître notre efficacité dans la mesure du possible et cibler des solutions éprouvées et à peu de frais qui permettent d'obtenir des résultats concrets.

Comme bon nombre l'ont affirmé, il faut faire plus et mieux, et le faire plus vite. Voilà pourquoi nous devons travailler plus intelligemment, mettre nos projets en œuvre collectivement et faire en sorte que chaque dollar et que chaque effort compte.

Si ce mandat est bien le nôtre, alors nous devons suivre de près nos investissements et les résultats obtenus.

Nous avons besoin d'information de meilleure qualité afin de savoir si nos efforts sont déployés en temps opportun. Nous devons savoir ce qui fonctionne et, plus précisément, où nous devons concentrer nos efforts afin d'en optimiser les retombées.

De l'information de meilleure qualité sera le gage d'un meilleur suivi. En effet, nous pouvons savoir combien de mères accouchent en présence de personnel qualifié, combien de nouveau-nés célèbrent leur premier anniversaire et combien d'enfants de moins de cinq ans vivent au-delà de la petite enfance. Lorsque nous pouvons répondre à ces questions, à l'aide d'un nombre restreint et gérable d'indicateurs pertinents, notre travail contribue encore plus à l'atteinte de résultats. C'est pour cette raison que nous sommes ici, à Ottawa, et entendons discuter de l'obtention de résultats pour les femmes et les enfants.

En guise de toile de fond pour les deux prochains jours, j'aimerais vous faire part de deux observations personnelles. Dans un premier temps, permettez-moi de dresser la liste de mots que j'ai souvent entendus au cours des cinq dernières années en exerçant mes fonctions de ministre de la Coopération internationale : coopération, coordination, cohésion, collaboration, harmonisation, effort commun et répartition du travail. Nous savons tous ce que ces mots devraient caractériser notre travail, mais que chacun peut être interprété différemment, surtout du fait qu'au bout du compte, le travail doit être accompli et porter ses fruits sur le terrain, dans un pays donné.

Pendant trop longtemps, nous avons parlé de la nécessité d'une plus grande coopération. Je crois qu'il est maintenant temps de joindre le geste à la parole.

Ma deuxième observation concerne la durabilité. Si la durabilité ne fait pas partie intégrante de notre travail, peu importe les progrès que nous réalisons ensemble, ceux-ci seront tout simplement anéantis par les menaces et les difficultés provenant de diverses sources.

Il ne suffit pas de soutenir les politiques et les plans des gouvernements en matière de santé; il faut aider ces derniers à renforcer leur capacité et à incorporer des thèmes clés, comme la nutrition, dans leurs politiques et leurs plans.

Nous devons nous assurer que les efforts que nous consacrons à l'amélioration de la santé des mères et des enfants jetteront les bases nécessaires à l'établissement de systèmes de santé solides qui peuvent s'adapter aux besoins changeants et aux nouvelles approches, et ce, dans les décennies à venir.

Je vous souhaite donc une séance de travail très fructueuse, qui sera dirigée par nulle autre que la Dre Margaret Chan.

Comme je l'ai mentionné hier soir, son leadership est une source d'inspiration et son dévouement indéfectible nous pousse sans cesse à travailler encore plus fort.

En terminant, je peux affirmer que nous aspirons tous au même objectif, c'est-à-dire améliorer efficacement la santé des femmes et des enfants partout dans le monde.

— 30 —