Le 27 octobre 2011, le premier ministre Stephen Harper a annoncé la création de l'Institut canadien international pour les industries extractives et le développement. « Le Canada a une longue et prospère tradition de l'extraction des ressources naturelles et est fier de partager son savoir, ses compétences et son expérience avec les pays en développement, a déclaré le premier ministre Harper. L'Institut aidera ces derniers à exploiter leurs ressources de manière à générer une croissance économique durable et, ainsi, à réduire la pauvreté. » L'Institut contribuera de manière importante à concrétiser l'engagement pris par le gouvernement du Canada d'appuyer la réalisation, dans les pays en développement, de projets qui favoriseront une croissance économique durable, la création d'emplois et la réduction de la pauvreté à long terme. Il profitera aux pays en développement en renforçant leur capacité d'utiliser leurs ressources respectives du secteur de l'extraction (métaux, minerais, pétrole et gaz) et d'en tirer profit.
L'Institut sera fermement établi comme un centre indépendant reconnu à l'échelle mondiale qui peut s'autosuffire grâce au soutien de nombreux intervenants. L'Institut sera en mesure de mettre à profit l'expertise canadienne et internationale pour aider les pays en développement. De même, il aura établi des relations de collaboration avec d'autres centres de renommée internationale afin de tirer profit des pratiques exemplaires et de coordonner les efforts en matière de gouvernance des ressources et du secteur des ressources.
L'Institut contribuera de façon importante au corpus de la recherche appliquée dans ce domaine, il renforcera la capacité technique des gouvernements des pays en développement de mieux gérer et gouverner les industries extractives et d'en profiter, et il renforcera directement la capacité des pays en développement liée aux ressources humaines grâce à l'éducation, à la formation et au partage des connaissances.
L'Agence canadienne de développement international (ACDI) versera à l'Institut une contribution pouvant atteindre 25 millions de dollars sur cinq ans pour les frais de création et de fonctionnement initial. Il n'y a pas de seuil précis concernant le partage des coûts. La proposition doit faire la preuve de la viabilité financière. Les auteurs de la proposition sont tenus de démontrer de manière rigoureuse l'apport d'une contribution importante à l'Institut, que ce soit en espèces, en nature ou les deux. Par conséquent, ces contributions ne devraient pas être limitées à la période de financement de cinq ans.
La date limite pour présenter une proposition était le 6 septembre 2012.
Pour être admissible, l'université d'accueil doit être officiellement désignée comme université canadienne et doit posséder au moins trois années d'expérience, au Canada ou à l'étranger, pour ce qui est de fournir de l'assistance technique, de donner de la formation ou de faire de la recherche appliquée en gouvernance et en gestion efficaces dans les secteurs de l'exploitation des métaux et des minerais ou du pétrole et du gaz, au niveau national ou infranational.