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FAQ

Comment ce Fonds a-t-il profité aux Africains ?
Qu'est-ce que ce programme a apporté de nouveau et d'innovateur ?
Ces fonds ont-ils représenté des ressources supplémentaires ?
Pourquoi le Fonds canadien pour l'Afrique a-t-il demandé une prolongation de dix-huit mois jusqu'au 30 septembre 2008 ?
Qu'adviendra-t-il des initiatives lorsque le Fonds canadien pour l'Afrique viendra à échéance en 2008 ?
Comment les initiatives financées par le Fonds ont-elles été sélectionnées ?
Pourquoi une portion importante du Fonds est-elle affectée au soutien de la croissance économique grâce au commerce et à l'investissement, alors que l'ACDI s'est donné pour mandat de réduire la pauvreté et de rendre le monde plus sûr, plus juste et plus prospère ?
Qu'est-ce que le Mécanisme africain d'examen par les pairs ?
Quel est le rôle de la société civile dans le NEPAD ?
Comment le Fonds canadien pour l'Afrique a-t-il favorisé une plus grande participation des Africains et de la société civile africaine au NEPAD ?
Comment le Canada donne-t-il suite aux engagements du G8 envers l'Afrique ?
Comment le Fonds a-t-il contribué à l'égalité entre les femmes et les hommes en Afrique ?
Comment savoir si le Fonds a amélioré les choses ?
Comment le Fonds est-il géré ?
Le Fonds d'investissement du Canada pour l'Afrique (FICA) est-il opérationnel ? Comment puis-je en bénéficier ?
Comment puis-je obtenir plus d'information au sujet du Fonds canadien pour l'Afrique ?





Comment ce Fonds a-t-il profité aux Africains ?

Le Fonds a ciblé des questions que les Africains ont jugé primordiales pour leur développement. Le Fonds a contribué à la réalisation de résultats directement liés à l'amélioration des conditions de vie des Africains dans divers domaines comme la gestion des ressources en eau, la paix et la sécurité, la lutte contre les maladies (particulièrement le VIH/sida et la poliomyélite), la démocratie et la gouvernance ainsi que le respect des droits de la personne.



Qu'est-ce que ce programme a apporté de nouveau et d'innovateur?

Le Fonds canadien pour l'Afrique a donné suite à une nouvelle vision Africaine du développement : le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) et aux priorités correspondantes du Plan d'action du G8 pour l'Afrique. Le Canada est le premier pays du G8 à avoir établi un fonds spécial à cet effet. Les initiatives financées par le Fonds canadien pour l'Afrique constituaient des programmes à grande échelle de portée régionale, qui complétaient la programmation actuelle de l'ACDI en Afrique.

Parmi les initiatives novatrices se trouvaient :
  • l'appui à la Biologie appliquée en Afrique centrale et de l'Est (BACE), un nouveau centre d'excellence en sciences biologiques qui agira comme centre de coordination de la recherche scientifique pour les Africains;
  • le Fonds d'investissement du Canada pour l'Afrique (FICA), un partenariat public-privé qui fourni du capital-risque pour des investissements privés en Afrique qui favorisent la croissance; et
  • Connectivité Afrique, qui permet aux médecins et aux travailleurs de la santé d'avoir accès à des informations essentielles grâce à des serveurs sans fil dans ces centres communautaires situés dans des régions éloignées.



Ces fonds ont-ils représenté des ressources supplémentaires ?

Les 500 millions de dollars ont fait partie des fonds supplémentaires engagés par le gouvernement du Canada au titre de l'aide au développement et confirmés dans les budgets fédéraux de 2003 et de 2004.



Pourquoi le Fonds canadien pour l'Afrique a-t-il demandé une prolongation de dix-huit mois jusqu'au 30 septembre 2008 ?

Le Fonds canadien pour l'Afrique a été lancé en 2002 pour une durée de cinq ans avec une échéance originale au 3  mars 2007. Cependant, étant donné le caractère innovateur d'un grand nombre des 33 initiatives appuyées par le Fonds, et les nouveaux partenariats devant être établis pour les mettre en oeuvre, on a déterminé que la réalisation de ces initiatives exigera plus de temps que prévu. C'est pourquoi, en mai 2006, la ministre de la Coopération internationale de l'époque a autorisé que l'on prolonge le Fonds de 18 mois, dans les limites du budget actuel. Ainsi, les responsables des projets ont eu jusqu'au 31 mars 2008 pour achever les activités prévues et obtenir des résultats durables. Au cours des six mois suivants, le Secrétariat du Fonds pourra effectuer le travail administratif lié à la clôture du Fonds, y compris le traitement des paiements et la préparation des rapports sur les résultats.



Qu'adviendra-t-il des initiatives lorsque le Fonds canadien pour l'Afrique viendra à échéance en 2008 ?

Le Fonds canadien pour l'Afrique a été crée pour jouer un rôle catalyseur et susciter l'intérêt et contribution d'autres donateurs. Bien que certaines initiatives du Fonds seront terminées à la fin du cycle normal de projet, d'autres continueront soit d'être financées par l'entremise de programmes réguliers de l'ACDI, ou par la communauté de bailleurs de fonds. Un certain nombre d'initiatives ont été évaluées, et les leçons retenues sont incorporées dans de nouveaux projets, financés par d'autres programmes de l'ACDI et par d'autres ministères du gouvernement. Par exemple, le Ministère des Affaires étrangères se prépare à financer de nouveaux projets modelés sur le Projet de police de l'Afrique de l'Ouest ainsi que sur le Projet d'appui au renforcement des capacités du Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix. Pour ce qui est du Fonds d'investissement du Canada pour l'Afrique, qui se terminera en 2013/2014, ce projet continuera d'être géré par le Programme panafricain de l'ACDI. Les résultats et les leçons tirées de toutes les initiatives du Fonds canadien pour l'Afrique continueront d'orienter les politiques et programmes de l'ACDI bien après la clôture du Fonds.



Comment les initiatives financées par le Fonds ont-elles été sélectionnées ?

Les initiatives annoncées par le Premier ministre Jean Chrétien à Kananaskis ont été sélectionnées selon les critères suivants : i) elles donnent directement suite aux priorités du NEPAD et du Plan d'action du G8 pour l'Afrique; ii) elles privilégient le leadership africain et le partenariat; iii) elles sont de nature stratégique (il s'agit de programmes qui auront des retombées à long terme).



Pourquoi une portion importante du Fonds est-elle affectée au soutien de la croissance économique grâce au commerce et à l'investissement, alors que l'ACDI s'est donné pour mandat de réduire la pauvreté et de rendre le monde plus sûr, plus juste et plus prospère ?

L'expérience montre que la croissance économique est une condition sine qua non à la réduction de la pauvreté dans les pays en développement. Il ne fait aucun doute que sans développement du commerce, il n'y a pas de croissance économique. Les initiatives économiques représentent 24 % des activités du Fonds canadien pour l'Afrique, et elles sont alignées sur les priorités du NEPAD, telles que définies par les Africains. Comme l'affirme le président du Sénégal, M. Abdoulaye Wade, « le commerce est le moteur du développement, et seulement un pour cent des échanges commerciaux profitent à l'Afrique ; nous voulons, non pas de l'or, mais des partenariats et des investissements. »



Qu'est-ce que le Mécanisme africain d'examen par les pairs ?

Le Mécanisme africain d'examen par les pairs est un processus d'autoévaluation volontaire auquel procèdent les pays pour recenser et appliquer les meilleures pratiques en matière de gouvernance politique et économique. Le Canada, par l'entremise du Fonds canadien pour l'Afrique, a été le premier donateur à appuyer financièrement le Mécanisme. En juin 2008, 28 pays avaient accepté d'être évalués par leurs pairs. Le Canada croit que ce processus d'examen par les pairs pris en charge par les Africains est essentiel à l'établissement et au maintien de relations solides, durables et productives avec ses partenaires de développement et qu'il contribuera à l'amélioration de la gouvernance en Afrique. Les Africains ont conçu ce mécanisme et le prennent en charge. Le Mécanisme africain d'examen par les pairs éclairera les politiques du Canada.



Quel est le rôle de la société civile dans le NEPAD ?

Le NEPAD offre une vision générale du développement qui ouvre la voie à une participation plus importante de la société civile en la matière. Les gouvernements africains, pour leur part, ont indiqué clairement que « le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique ne réussira que si les peuples africains, unis dans leur diversité, se l'approprient. ».



Comment le Fonds canadien pour l'Afrique favorise-t-il une plus grande participation des Africains et de la société civile africaine au NEPAD ?

Comment le Fonds canadien pour l'Afrique a-t-il favorisé une plus grande participation des Africains et de la société civile africaine au NEPAD ?

Un certain nombre d'initiatives appuyées par le Fonds canadien pour l'Afrique visaient à promouvoir activement la contribution de la société civile au processus de développement et de gouvernance. Par exemple, le Programme de gouvernance locale a mobilisé la société civile pour la planification et la prestation de services publics aux collectivités, notamment l'eau et la santé.

En plus, le Fonds d'information sur le NEPAD était un fonds réactif visant à appuyer les organisations de la société civile africaine, ainsi que les secteurs public et privé à réaliser des initiatives qui favorisaient la sensibilisation et la participation des Africains à la mise en oeuvre des principes et des objectifs du NEPAD. À la fermeture du Fonds d'information sur le NEPAD en mars 2008, 52 projets émanant de 18 pays africains ont reçu un appui.



Comment le Canada donne-t-il suite aux engagements du G8 envers l'Afrique ?

Le Canada s'engage à continuer de travailler avec les partenaires du G8 et de l'Afrique pour faire avancer la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme; renforcer la capacité de l'Afrique à relever les défis liés à la paix et à la sécurité auxquels doit faire face le continent; et appuyer des initiatives dirigées par l'Afrique sur le développement économique et la réforme de la gouvernance.

Le Canada est en bonne voie de respecter son engagement consistant à doubler l'aide accordée à l'Afrique, des niveaux de 2003/2004 à 2,1 milliards de dollars en 2008/2009. Depuis le mois de février 2006, le Canada a pris d'importants engagements axés sur l'Afrique, dont :
  • l'octroi de 450 millions de dollars entre 2006 et 2016 pour aider les pays à renforcer leurs systèmes de santé et à améliorer les résultats obtenus dans le domaine de la santé en Afrique;
  • l'augmentation du financement annuel accordé pour l'éducation de base en Afrique, qui passera de 100 à 150 millions de dollars;
  • l'affectation de 230 millions de dollars en faveur d'un projet de garanties de marché visant à développer un vaccin contre une maladie pneumococcique;
  • l'octroi de 250 millions de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont 150 millions seront affectés à l'Afrique;
  • l'affectation de 45 millions de dollars en faveur de l'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite, dont 22,5 millions iront en faveur de l'Afrique.


Comment le Fonds a-t-il contribué à l'égalité entre les femmes et les hommes en Afrique ?

Tant le NEPAD que le Plan d'action du G8 pour l'Afrique font ressortir la nécessité pour les dirigeants africains de promouvoir le rôle des femmes dans le développement social et économique, et plaident en faveur de la participation des femmes à la vie politique et économique. Tous les programmes du Fonds canadien pour l'Afrique ont pris des mesures pour intégrer l'égalité entre les femmes et les hommes dans leur planification et mise en oeuvre, et plusieurs ont atteint des résultats encourageant à cet égard. Par exemple, Accès! au commerce international pour les femmes d'affaires africaines est un volet du Programme d'appui au renforcement des capacités de commerce international au service de l'Afrique (PACCIA) qui vise à offrir des possibilités de formation à des entrepreneuses africaines. En 2006, ce programme a remporté le Prix canadien de la coopération internationale - Égalité entre les femmes et les hommes, pour avoir appuyé la croissance économique durable d'entreprises de pays en développement appartenant principalement à des femmes.

Au Niger, le Programme Afrique-Canada de soutien aux parlements a soutenu la formation des candidates à l'élection, la tenue d'un forum avec les groupes de la société civile sur les questions d'égalité entre les sexes et la production d'un guide à l'intention des candidates aux élections de décembre 2005. Un comité a été formé pour surveiller la mise en oeuvre de la législation relative aux quotas et pour renseigner le public à cet égard. Grâce en partie à ses efforts, les quotas ont été respectés, ce qui a permis à 14 femmes d'être élues (contrairement aux dernières élections, où une seule femme avait été élue), dont six ont été nommées ministres.

Dans la République démocratique du Congo, des séances de sensibilisation de la collectivité aux droits des filles à l'éducation, offert par le Projet pour les jeunes touchés par la guerre, se sont traduites par une augmentation de 33 % du nombre d'inscriptions de filles à l'école dans les collectivités ciblées.



Comment savoir si le Fonds améliore les choses ?

Nous avons fixé des objectifs, puis mesuré et suivi les résultats. Les objectifs précis et les résultats escomptés ont été formulés dès les premières étapes de chaque initiative. La mesure du rendement a été effectuée pendant la mise en oeuvre, en collaboration avec nos partenaires africains, pour s'assurer que les résultats ont été atteints et pour prendre, au besoin, des mesures correctives.



Comment le Fonds est-il géré ?

Le Secrétariat du Fonds canadien pour l'Afrique a été établi à l'ACDI pour gérer les programmes. Il collabore avec nos partenaires africains, canadiens et internationaux, avec d'autres directions générales et directions de l'ACDI et avec d'autres ministères du gouvernement canadien à la conception, à la mise en oeuvre et au suivi des programmes.

Nos partenaires présentent régulièrement des rapports financiers, qui sont vérifiés conformément aux normes reconnues. En outre, chaque année, le Fonds canadien pour l'Afrique fait le bilan de ses activités dans le cadre du rapport annuel présenté par le Canada au G8 sur le Plan d'action pour l'Afrique et du Rapport ministériel sur le rendement de l'ACDI.



Le Fonds d'investissement du Canada pour l'Afrique (FICA) est-il opérationnel ? Comment puis-je en bénéficier ?

À partir du 30 juin 2007, le FICA est entièrement opérationnel; il est doté d'un capital souscrit total de 211 millions de dollars américains. Le FICA est un fonds conjoint des secteurs public et privé destiné à fournir du capital de risque pour des investissements privés réalisés en Afrique qui favorisent la croissance. Le Fonds canadian pour l'Afrique a contribué 100 millions de dollars et le reste provient de partenaires du secteur privé. Le FICA, géré conjointement par Actis (Londres, Royaume-Uni) et Cordiant (Montréal, Canada), est exploité de façon rentable, dans le respect des principes de la responsabilité sociale des entreprises.

Le FICA a une valeur capitalisée de 262 millions de dollars; 80 % de cette somme a été investie dans les secteurs suivants : exploitation minière, pétrole et gaz, papier, fabrication, produits de consommation et services financiers. Ces investissements favorisent la création d'emplois, l'augmentation des revenus et l'amélioration de l'infrastructure et des services communautaires dans les pays qui suivent : Burkina Faso, Égypte, République démocratique du Congo, Nigéria, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud et Tunisie.

Veuillez faire parvenir vos questions au FICA.



Comment puis-je obtenir plus d'information au sujet du Fonds canadien pour l'Afrique ?

Vous pouvez visiter notre site Web.
Vous pouvez joindre le Secrétariat du Fonds canadien pour l'Afrique.

Par téléphone : 819-934-1156
Par télécopieur : 819-953-5845

Par la poste :
Secrétariat du Fonds canadien pour l'Afrique
Agence canadienne de développement international (ACDI)
200, promenade du Portage
Gatineau (Québec) K1A 0G4
Canada