Historique
S'attaquer à la violence sexiste au Guyana
Résultats obtenus
Il y a encore beaucoup à faire
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Historique
Le 25 novembre 1960, trois soeurs de la République dominicaine ont été brutalement assassinées en raison de leur militantisme politique. Ces trois soeurs, surnommées « les Papillons », sont devenues le symbole de la flambée de violence envers les femmes en Amérique latine.
C'est pourquoi on a choisi le 25 novembre pour commémorer la vie de ces trois victimes et sensibiliser les gens à la violence faite aux femmes. Cette journée est soulignée dans le monde entier depuis les années 1980.
S'attaquer à la violence sexiste au Guyana
L'Agence canadienne de développement international (ACDI) appuie de multiples initiatives qui visent à mettre fin à la violence familiale et la violence sexiste. Au Guyana, les responsables du Programme d'égalité entre les sexes dans les Antilles ont adopté une démarche de regroupement qui a encouragé la collaboration entre dix organisations d'importance. Parmi celles-ci figurent trois organismes gouvernementaux nationaux ou locaux, notamment la force policière du Guyana, ainsi que sept organisations non gouvernementales. Ces organismes ont formé un réseau pour favoriser la réduction de la violence familiale et le renforcement de l'application de la loi sur cette forme de violence (
Domestic Violence Act). Cette loi, promulguée en décembre 1996, vient assurer la protection juridique des personnes qui ont subi des mauvais traitements ou qui risquent d'être victimes de violence familiale.
Plusieurs mesures ont déjà été prises pour soutenir la cause de cet enjeu d'importance, notamment : du lobbyisme; des campagnes de promotion ; de la formation; des reportages dans les médias, des activités de sensibilisation à l'égalité entre les sexes ou d'éducation du public visant plus particulièrement les travailleurs communautaires, les enseignants, les services de police, les soldats, les administrateurs régionaux et les élèves du secondaire.
Résultats obtenus
Grâce à ces mesures, on est parvenu à sensibiliser davantage le public et à rendre la société moins tolérante à l'égard de la violence familiale. Voici quelques-unes des réalisations à ce chapitre :
- sous l'impulsion de partenaires locaux, l'âge légal du consentement a été porté de 13 à 16 ans le 31 octobre 2005, à la suite de l'adoption à l'unanimité d'une résolution du parlement guyanais;
- les cas de violence familiale et de violence sexiste signalés à la police sont nettement plus nombreux (2 395 cas en 2004 comparativement à 1 295 en 2003);
- une formation touchant la loi sur la violence familiale fait maintenant partie intégrante du programme d'enseignement du Collège de police du Guyana;
- les postes de police ont aménagé des locaux pour les entrevues avec les gens qui viennent dénoncer la violence familiale;
- le commissaire de police s'est engagé à établir un service chargé de la violence familiale, qui relèvera des forces policières du Guyana, afin de pouvoir mieux appliquer la loi dans ce domaine.
Il y a encore beaucoup à faire
En dépit de la bonne collaboration et des résultats favorables obtenus jusqu'ici, la violence familiale et la violence sexiste constituent toujours un grave problème qui ne cesse de prendre de l'ampleur et mine le développement durable du Guyana. En effet, en 2005, une trentaine de femmes sont mortes des suites de la violence familiale ou d'autres crimes. Or, on ne transforme pas du jour au lendemain les relations entre hommes et femmes, ni les mentalités là où la violence sexiste est admise. Il y a donc encore bien du chemin à parcourir.
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