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La santé des mères, des nouveau-nés et des enfants

Une femme qui caresse son bébé © ACDI-CIDA/Roger LeMoyne

Le leadership du Canada

Améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants et réduire le nombre de décès évitables sont des priorités du Canada. En marge de la 68e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à l'automne 2013, le premier ministre Stephen Harper a coprésidé une réunion de haut niveau sur la santé des mères et des enfants, au cours de laquelle il a mentionné que la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE) était « la priorité absolue du Canada en matière de développement ».

Chaque année, des centaines de milliers de femmes ne survivent pas à leur grossesse ou à leur accouchement, et en 2012, 6,6 millions d'enfants sont morts avant leur cinquième anniversaire de naissance. Plusieurs de ces décès pourraient être évités grâce à des interventions rentables et fondées sur des données probantes.

En 2010, dans le cadre de sa présidence du G8, le Canada a lancé un effort mondial – l'Initiative de Muskoka – pour mobiliser les efforts internationaux afin de réduire la mortalité maternelle et infantile et d'améliorer la santé des mères et des enfants dans les pays les plus pauvres du monde.

De 2010 à 2015, le Canada y aura consacré 1,1 milliard de dollars en nouveaux fonds. Le Canada maintiendra également son financement actuel de 1,75 milliard de dollars qui vise la programmation sur la santé maternelle et infantile. Le financement total se chiffre donc à 2,85 milliards de dollars.

En novembre 2010, le Canada a expliqué comment serait structurée sa contribution de 2,85 milliards de dollars à l'Initiative de Muskoka. Le financement pour la SMNE est réparti selon trois grands volets intégrés, accorde la priorité à dix pays, et nécessite la participation de partenaires multilatéraux, mondiaux et canadiens.

Trois grands volets

Le renforcement des systèmes de santé pour améliorer la prestation des services de santé destinés aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants à l'échelle locale, en formant plus de travailleurs de la santé et en augmentant l'accès à des centres locaux de santé suffisamment équipés. Le Canada travaille avec les pays partenaires aux fins suivantes :

  • appuyer les priorités et les plans nationaux en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants;
  • combler les lacunes dans les systèmes de santé (p. ex. en formant plus de travailleurs de la santé, en augmentant l'accès à des centres de santé, en veillant à ce que les installations et le personnel médical soient suffisamment équipés, et en mettant en oeuvre des mécanismes de suivi et d'évaluation);
  • rendre les services plus accessibles.

La réduction du fardeau des principales maladies qui touchent les mères et les enfants. Le Canada appuie la fourniture de médicaments et de vaccins nécessaires à la survie, ainsi que les mesures requises pour prévenir et soigner les maladies courantes qui sont les principales causes de mortalité chez les mères et les enfants.

L'amélioration de la nutrition en augmentant l'accès aux aliments sains et nutritifs et aux compléments en micronutriments qui sont essentiels et sauvent des vies. Le Canada appuie des initiatives qui améliorent la santé nutritionnelle au moyen des mesures suivantes :

  • améliorer les pratiques d'alimentation des nourrissons et des enfants;
  • faire la promotion de l'allaitement maternel exclusif;
  • fournir des aliments thérapeutiques prêts à l'emploi, ainsi que des vitamines et minéraux importants (y compris des suppléments de vitamine A et du sel iodé).

Priorité accordée à dix pays

Les investissements géographiques du Canada seront axés sur les pays qui affichent des taux élevés de mortalité et de morbidité maternelles et infantiles et qui ont montré qu'ils peuvent faire des progrès en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Dans ces pays, le Canada s'emploie à accroître l'accès à des centres de santé locaux et veillera à ce que cet accès soit durable. Le Canada concentre ses activités dans dix pays :

Des partenaires multilatéraux, mondiaux et canadiens

En collaboration avec des partenaires multilatéraux et mondiaux (comme des organismes des Nations Unies), le Canada travaille dans les pays où les besoins sont les plus grands dans chacun des trois volets de l'Initiative. Le Canada continuera d'appuyer les projets suivants :

  • l'Initiative pour les micronutriments, qui fournit des compléments de vitamines et de minéraux essentiels partout dans le monde, ce qui permet de sauver des vies et de s'assurer que les enfants peuvent réaliser leur plein potentiel (75 millions de dollars de 2010 à 2015). Grâce au soutien du Canada à l'égard des programmes issus de cette initiative :
    • 5,2 millions de filles et de garçons de moins de cinq ans qui présentaient des symptômes de diarrhée ont pu recevoir du zinc et des sels de réhydratation orale,
    • 46 575 enfants de 6 à 59 mois ont bénéficié d'un traitement amélioré pour des problèmes de malnutrition aiguë sévère,
    • 4,7 millions d'enfants ont reçu deux doses de suppléments de vitamine A dans le cadre de contacts de routine avec les organismes sanitaires;
  • l'Alliance GAVI, qui s'emploie à fournir des vaccins aux pays les plus pauvres, surtout contre la pneumonie et la diarrhée — deux affections parmi les plus meurtrières chez les jeunes enfants (50 millions de dollars de 2011 à 2015). En soutenant les programmes de l'Alliance GAVI, le Canada a contribué à ce qui suit :
    • immunisation complète de 145 millions d'enfants de plus de 2010 à 2013, ce qui représente plus de 441 millions d'enfants vaccinés depuis la création de l'Alliance GAVI en 2002,
    • soutien apporté à ce jour à plus de 25 pays en développement afin de devancer d'une dizaine d'années la distribution de vaccins contre la pneumonie et d'éviter ainsi la mort de millions d'enfants chaque année;
  • les agences sanitaires des Nations Unies (H4+), pour favoriser l'exécution concertée de programmes nationaux pour la santé des mères et des nouveau-nés. Le H4+ est composé du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), de l'Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (ONU Femmes), de l'UNICEF et de la Banque mondiale (50 millions de dollars de 2011 à 2016). Entre autres résultats à ce jour :
    • 368 fournisseurs de soins de santé en Sierra Leone ont été formés aux soins d'urgence de base en obstétrique et en néonatalité,
    • cinq refuges pour femmes enceintes ont été rénovés en Zambie.
  • le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, pour assurer le maintien des importantes réalisations obtenues à ce jour dans les pays en développement et pour accroître la prévention, les soins et les traitements offerts aux personnes les plus vulnérables à ces trois maladies (540 millions de dollars de 2014 à 2016). Avec l'aide du Canada, le Fonds mondial :
    • a traité 4,2 millions de personnes atteintes du sida en date de décembre 2012.

Des partenaires canadiens mettent à profit le savoir-faire de professionnels de la santé et de vastes réseaux d'organisations de la société civile pour répondre aux besoins prioritaires locaux et nationaux en matière de santé. Au moyen d'initiatives communautaires visant à réduire la mortalité et la morbidité chez les mères et les enfants, ces partenaires sont en mesure d'élargir les services de santé nationaux aux régions rurales et mal desservies. Dans plusieurs pays où la morbidité est élevée, les organisations de la société civile sont la principale plate-forme pour rejoindre les groupes vulnérables; elles peuvent répondre rapidement et efficacement aux besoins exprimés par les collectivités.

Lancé le 2 novembre 2010, le Programme de partenariat sur l'Initiative de Muskoka accordera 82 millions de dollars de 2010 à 2015 à des projets menés par des partenaires et qui déboucheront sur des résultats de développement concrets dans des pays affichant des taux élevés de mortalité et de morbidité des mères et des enfants. Voici certains des résultats obtenus :

  • au Bangladesh, accès élargi à des soins de santé de base pour plus 16 000 femmes en âge de procréer, grâce à la formation de 281 accoucheuses, à la construction de centres de santé maternelle et infantile dans 13 villages, et à la fourniture de 16 véhicules de transfert d'urgence adaptés aux conditions locales, comme des ambulances montées sur des tricycles ou des bateaux;
  • en Éthiopie, amélioration de la prévention des maladies au moyen de dispensaires qui ont permis de vacciner près de 9 000 enfants et fourni des soins prénataux, dont le dépistage du VIH et des conseils sur la prévention de la prévention du VIH/sida de la mère à l'enfant, à plus de 1 300 femmes enceintes;
  • au Mali et au Mozambique, sensibilisation accrue à la nutrition grâce à la formation de 707 membres de groupes locaux (dont 621 femmes) aux pratiques de nutrition efficaces, dont l'alimentation des nourrissons, de même que la formation de 1 567 intervenants en santé communautaire sur la détection de problèmes de nutrition chez des femmes enceintes ou allaitantes et chez des enfants de moins de cinq ans.

En outre, un projet d'une valeur de 1,8 million de dollars exécuté avec le Réseau canadien sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants vise à augmenter l'efficacité, la collaboration et la coordination parmi plus de 60 organisations canadiennes qui participent à des initiatives en matière de SMNE.

Pour plus d'information sur des projets précis financés par le Canada et touchant la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants dans différentes régions et différents pays du monde, consultez la Banque de projets.

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