Alors que nous entrons de plain-pied dans le XXIe siècle, le développement humain a fait de véritables bonds en avant : éradication de la variole, augmentation marquée des taux d'alphabétisation et de l'espérance de vie, et autosuffisance alimentaire dans des pays où la famine régnait par le passé. De tels progrès sont attribuables en partie aux partenariats entre les pays en développement et les institutions multilatérales de développement des Nations Unies, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement, l'UNICEF, l'Organisation mondiale de la santé, le Fonds des Nations Unies pour la population et le Programme des Nations Unies pour l'environnement. Grâce à l'appui financier d'États donateurs comme le Canada, ces organisations veillent à la bonne marche de divers programmes dans tous les pays en développement, y compris ceux
aux prises avec un conflit.
La communauté internationale [est encouragée] à agir concrètement afin de s'acquitter de ses cinq responsabilités communes les plus pressantes : protéger les civils en cas de conflit, enrayer la prolifération des armes de destruction massive, promouvoir le respect des droits de la personne, encourager un vrai développement […] et préserver le patrimoine naturel mondial.
L'ONU, seule organisation vraiment mondiale, a une occasion unique d'agir sur ces cinq fronts
Outre les thèmes traditionnels comme la réduction de la pauvreté, les fonds et les programmes des Nations Unies abordent certaines questions névralgiques telles que les droits humains et la bonne gouvernance. Chaque pays membre de ces institutions multilatérales, aussi petit soit-il, participe à la prise de décisions.
Les fonds et les programmes des Nations Unies se portent également à la défense des intérêts des personnes pauvres et marginalisées et rallient la communauté internationale autour des grands objectifs de développement. À l'issue notamment de l'Assemblée générale des Nations Unies du millénaire, en septembre 2000, la communauté internationale s'est engagée à atteindre un ensemble d'objectifs clairs et mesurables en se fixant des échéances précises en matière de réduction de la pauvreté, de santé, d'éducation et de durabilité de l'environnement.
Depuis un certain temps déjà, le Canada et d'autres pays donateurs plaident en faveur d'une plus grande attention accordée aux questions d'égalité entre les sexes, de réduction de la pauvreté et de durabilité de l'environnement. En plus de sensibiliser davantage les fonds et les programmes des Nations Unies à ce sujet, ils ont réussi à influer sur leurs activités dans les pays du monde entier.
Le Canada est un ardent défenseur des institutions multilatérales à l'œuvre dans le secteur du développement. Par l'entremise de la Direction des programmes des Nations Unies et du Commonwealth de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), le Canada leur apporte un appui financier de base. Cet appui permet aux fonds et aux programmes des Nations Unies d'entreprendre des projets d'envergure, d'opter pour une démarche intégrée s'étendant à l'ensemble du système pour aborder des problèmes complexes, ainsi que d'acquérir et de partager un savoir indispensable pouvant bénéficier à l'ensemble de la communauté mondiale. De plus, à titre de membre des conseils d'administration de ces institutions, le Canada peut les aider à consolider leur orientation stratégique et à demeurer des chefs de file dans leur domaine.
Pour améliorer l'efficacité de l'aide au développement, le Canada privilégie une coordination et une cohésion accrues parmi les institutions multilatérales de développement et les donateurs bilatéraux. L'ACDI collabore avec les autres organismes donateurs en vue d'élaborer des stratégies institutionnelles communes, favorisant la coordination des relations avec les organisations des Nations Unies. Par ailleurs, l'Agence prend part à des évaluations regroupant plusieurs donateurs, entre autres au sondage annuel du Réseau d'évaluation du rendement des organisations multilatérales (MOPAN). Par un dialogue suivi avec ses partenaires, l'ACDI veille également à promouvoir la réalisation d'un plus grand nombre d'activités communes de planification et de programmation, ainsi que la simplification des procédures entre
les institutions des Nations Unies. Le Canada soutient les résolutions formulées dans le document issu du Sommet mondial de 2005 demandant la réforme des Nations Unies. Dans un esprit de coopération et de collaboration avec ses partenaires des Nations Unies, l'ACDI appuie les initiatives qui conduiront à un système de développement plus fort, efficient et efficace au sein des Nations Unies.