Les catastrophes naturelles peuvent survenir à n'importe quel moment, dans n'importe quel pays. Cependant, plus de 90 % des personnes touchées par des catastrophes naturelles, telles les tremblements de terre, les inondations, les ouragans, les glissements de terrain et les éruptions volcaniques, vivent dans les pays en développement. La pauvreté, la forte densité des populations et la détérioration de l'environnement que connaissent la plupart des habitants de ces pays les rendent plus vulnérables aux catastrophes et moins aptes à réagir lorsqu'elles se produisent.
Les situations d'urgence complexes qui résultent des guerres et des conflits civils, y compris la violence et la destruction généralisées, les mouvements massifs de réfugiés et les mines terrestres, touchent également de manière disproportionnée les pays les plus pauvres du monde.
La responsabilité d'intervenir en cas de catastrophe incombe en premier lieu au gouvernement des pays concernés. En général, les collectivités touchées et leurs gouvernements sont les premiers à réagir.
L'ACDI, par le truchement de la Direction de l'assistance humanitaire et de l'aide alimentaire internationales, contribue à soulager la souffrance humaine associée aux conflits et aux catastrophes naturelles dans les pays en développement en apportant en temps opportun une aide appropriée et efficace.
Lorsque les besoins des collectivités touchées dépassent les capacités d'intervenir de leur gouvernement, le Canada et les gouvernements du monde entier leur fournissent de l'aide par l'intermédiaire d'un système d'intervention humanitaire international bien établi. Font partie de ce système des pays donateurs, dont le Canada, des organismes onusiens, comme le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et l'UNICEF, ainsi que la Croix-Rouge et des organisations non gouvernementales d'assistance humanitaire chevronnées.
La première mesure que prend l'ACDI en cas de crise consiste à aider financièrement les organisations qui font partie du système humanitaire international. Ces organisations s'assurent que les besoins fondamentaux des personnes touchées par une catastrophe ou un conflit, comme les besoins relatifs à la sécurité physique, à l'alimentation, à l'eau, aux soins de santé et aux abris, sont comblés. Quatre principes généraux orientent les efforts de l'Agence :
Humanité : Sauver des vies et soulager la souffrance sont au cœur de toute intervention.
Impartialité : La mise en oeuvre des mesures doit se fonder uniquement sur les besoins des personnes et n'admettre aucune discrimination entre les populations ou entre les personnes d'une population touchée.
Neutralité : L'aide humanitaire ne doit favoriser aucun belligérant d'un conflit armé et aucune partie à un différend.
Indépendance : Les objectifs humanitaires ne doivent pas être liés aux objectifs politiques, économiques, militaires ou autres des régions touchées.
L'intervention humanitaire ne doit pas seulement se fonder sur des principes; elle doit être fournie en temps opportun, de façon efficace et appropriée.
Au cours des dernières années, le Canada a déployé des efforts considérables pour renforcer ses mesures d'aide humanitaire, tout en travaillant avec d'autres gouvernements donateurs et partenaires humanitaires clés à renforcer et à élargir le système humanitaire international.
Le Canada joue un rôle de premier ordre dans l'initiative sur les bonnes pratiques en matière d'action humanitaire qui vise une intervention plus efficace des donateurs lors de crises humanitaires. Conformément aux principes et aux bonnes pratiques en matière d'action humanitaire, le Canada, par l'intermédiaire de l'ACDI, a pris un certain nombre de mesures pour améliorer la rapidité, la souplesse et l'équité de son financement humanitaire, notamment :
Créer une « réserve » de fonds lui permettant de réagir plus rapidement aux crises imprévues, sans toutefois l'empêcher d'intervenir tout aussi sérieusement dans les crises permanentes moins visibles et dans les efforts de développement continus. On prévoit que la réserve doublera l'année prochaine et qu'elle continuera d'augmenter dans les années à venir.
Accroître la souplesse du financement que le Canada accorde aux principaux partenaires humanitaires de manière à leur permettre d'intervenir là où les besoins sont les plus criants.
Conformément aux bonnes pratiques en matière d'aide humanitaire énoncées dans le plan de travail de l'initiative « Good Humanitarian Donorship », harmoniser et simplifier la responsabilité et l'engagement des donateurs auprès des organismes grâce à des ententes conjointes comme la Stratégie d'organisation conjointe pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), conclue avec le Danemark et le Royaume-Uni. Cela débouchera sur des partenariats plus efficaces avec nos principaux partenaires multilatéraux.
L'ACDI s'efforce également de renforcer le système humanitaire international mondial. Pour y arriver :
elle travaille avec d'autres donateurs et avec les Nations Unies à mettre au point le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies dans lequel on puisera pour intervenir rapidement lors de crises et pour répondre aux besoins des populations touchées par les crises prétendument ignorées. Une évaluation préliminaire des opérations du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) a récemment été commandée par l'ACDI
de concert avec l'Agence américaine pour le développement international, elle a lancé le projet SMART (Standardized Monitoring and Assessment of Relief and Transitions) qui vise à normaliser les méthodes d'évaluation des besoins de façon à mieux mesurer l'ampleur des crises et à déterminer celles auxquelles il faut d'abord consacrer des ressources. Cet effort s'inscrit dans l'engagement global du Canada à participer à l'élaboration de mesures plus objectives pour orienter les actions humanitaires en cas de crises;
elle soutient, par le truchement du Projet Sphère, l'élaboration et la diffusion de normes dans les principaux secteurs de l'intervention humanitaire;
Note : Pour lire la version PDF, vous avez besoin du logiciel Adobe Acrobat Reader. Si vous n'avez pas accès au site de téléchargement d'Adobe, vous pouvez télécharger le logiciel Acrobat Reader d'une page accessible. Si l'accessibilité à un document PDF pose un problème, vous pouvez convertir le fichier en format texte HTML ou ASCII en utilisant l'un des services d'accès (en anglais seulement) offerts par Adobe.