Depuis plus de trente ans, l'ACDI s'efforce d'élargir l'accès au microfinancement, particulièrement pour les femmes, dans les pays les plus pauvres. Au début, le financement de l'Agence appuyait le microcrédit offert directement aux pauvres. Avec le temps, l'aide de l'ACDI s'est réorientée vers l'appui à un vaste éventail de fournisseurs de services de microfinancement comme les coopératives, les caisses d'épargne et de crédit, les organisations non gouvernementales, les institutions financières non bancaires et les banques qui offrent un éventail plus vaste de services aux pauvres.
Malgré ces bonnes nouvelles, de 400 à 500 millions de ménages qui auraient besoin de services de microfinancement n'y ont toujours pas accès. Il faut trouver de nouveaux moyens de répondre à cette demande.
À mesure que les institutions de microfinancement deviennent plus solides financièrement, elles dépendent moins de l'appui gouvernemental et se tournent de plus en plus vers le secteur privé - notamment les marchés financiers et les investisseurs socialement responsables - pour appuyer leur expansion. Se chiffrant en moyenne à 32 millions de dollars par année depuis cinq ans, l'aide de l'ACDI a évolué parallèlement à l'autonomie financière croissante des institutions de microfinancement.
Le gouvernement du Canada et ses partenaires continuent de croire dans le rôle du microfinancement comme puissant outil de réduction de la pauvreté et ils travaillent de plus en plus directement avec les gouvernements pour créer un environnement favorable à la prestation de services financiers aux pauvres. Le gouvernement du Canada et ses partenaires appuient également le développement de l'infrastructure (p. ex. les bureaux de crédit) nécessaire pour encourager l'expansion de ce secteur. Les exemples qui suivent illustrent comment l'appui du Canada au microfinancement fait une différence.