Le projet a pour but d'aider le gouvernement du Bangladesh à réduire les taux de fertilité, de morbidité et de mortalité maternelles et infantiles. Le Bangladesh se classe au 144e rang de 175 pays selon l'indice de développement humain et affiche des taux de mortalité maternelle et infantile très élevés. Le projet a été élaboré par le gouvernement du Bangladesh et la Banque mondiale. Il a été mis en oeuvre au moyen de 64 sous-projets et financé par dix donateurs, dont le Canada. La contribution canadienne a renforcé la capacité du ministère de la Santé et de la Protection de la famille à améliorer la prestation des services de santé et de planification familiale.
Plus de 24 millions de plaquettes de pilules contraceptives ont été distribuées annuellement, ce qui a contribué à la hausse du taux d'utilisation des contraceptifs et à une diminution considérable du taux de fertilité global. On a également constaté une augmentation de la demande de services de planification familiale. Le plan stratégique de développement des ressources humaines a été achevé et approuvé par le gouvernement du Bangladesh. Un système d'information de base sur la gestion du personnel a été mis sur pied, ainsi qu'un bureau responsable de la problématique homme-femme au ministère de la Santé et de la Protection de la famille et des centres de liaison pour l'intégration de la femme au développement au sein des directions responsables de la planification familiale et de la santé. Le ministère de la Santé et de la Protection de la famille a été sensibilisé à la nécessité d'améliorer l'équilibre entre les services de santé et les services de planification familiale, et des plans ont été dressés en vue de la réorganisation et la restructuration du Ministère.
Les facteurs clés qui ont permis d'obtenir ces résultats positifs sont :
À long terme, la viabilité de ces résultats dépend de la qualité des soins, qui a été liée à des taux d'abandon élevés, à la substitution de méthodes contraceptives et à une diminution plus faible que prévu du taux de mortalité maternelle. Cette viabilité peut également diminuer en fonction des mauvaises conditions de travail des travailleurs de la santé du secteur public et de la difficulté du gouvernement du Bangladesh à accroître le niveau de ressources nécessaires pour continuer sur sa lancée. En outre, les programmes conçus pour réduire davantage les taux de fertilité doivent être liés à la capacité des institutions concernées de mettre en oeuvre des programmes qui amélioreraient la situation de la femme au Bangladesh.
L'évaluation a dégagé trois questions de gouvernance dont l'amélioration rehausserait la viabilité du projet : un accès accru aux services de santé de base en tant que droit fondamental de la femme; la volonté et la capacité accrues du gouvernement du Bangladesh d'offrir de façon permanente des services de santé de la reproduction; le rôle de la société civile dans la prestation de tels services.
Source : Direction de l'évaluation, Direction générale de l'examen du rendement.